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La communication spontanée avec les trépassés — Une expérience devenue ordinaire et scientifiquement attestée

Un grand nombre de personnes rapportent avoir vécu un contact avec un défunt ; contact direct, c’est à dire sans l’intermédiaire d’un médium et sans utilisation d’appareils comme la planchette Ouija ou les appareils de TransCommunication Instrumentale (TCI), et sans recourir à des techniques spécifiques comme la TransCommunication Hypnotique (TCH – Jean-Jacques Charbonier) ou la communication induite via l’EMDR modifié (Allan Botkin).

Contact direct donc, et en outre spontané, c’est à dire non sollicité par le récepteur dudit contact : la personne vit soudainement un contact avec un trépassé sans l’avoir recherché et sans aucunement s’y attendre.

Rapportés par de nombreuses personnes, ces contacts directs et spontanés avec un défunt sont devenus aujourd’hui des expériences non seulement courantes – on peut avancer le chiffre de plus de 50% de toute la population –, mais également saines, dans la mesure où il s’avère qu’elles facilitent la traversée du deuil pour les personnes ayant vécu de tels contacts.

Telles sont les conclusions majeures d’une vaste enquête scientifique conduite par une équipe internationale, sous la direction d’Evelyn Elsaesser, qui a donné à ces contacts le nom de Vécu Subjectif de Contact avec un Défunt [VSCD].

Les conclusions de cette enquête d’envergure, menée de février 2018 à janvier 2020, ont fait l’objet de la publication, en avril 2021, de l’ouvrage intitulé Contacts spontanés avec un défunt.

Chercheuse depuis une trentaine d’années dans le domaine des phénomènes périmortels, la Suissesse Evelyn Elsaesser avait déjà publié un autre ouvrage sur le sujet, à la suite duquel elle avait reçu des centaines d’e-mails de témoignages de lecteurs profondément reconnaissants et soulagés, ce qui l’a conduite à approfondir ses recherches et à entreprendre un projet de grande envergure.

Evelyn Elsaesser

Pour mener à bien celui-ci, elle s’est entourée du professeur de psychologie Chris A. Roe, de l’université de Northampton (Royaume-Uni), secondé par le Dr Callum E. Cooper.

L’enquête a été conduite auprès d’un public international, à partir d’un questionnaire comptant non moins de 194 questions, présenté en trois langues – français, anglais, espagnol – sur une plateforme de sondage en ligne sécurisée.

1004 questionnaires ont été recueillis, un chiffre qui a dépassé largement les attentes des chercheurs, l’enquête n’ayant fait l’objet que de peu de promotion préalable.


Comme le souligne l’auteur de la préface de l’ouvrage, Christophe Fauré, psychiatre spécialisé dans l’accompagnement du deuil, les objections qui affirmeraient que les VSCD sont des hallucinations, voire de simples productions de l’esprit, sont intenables.

Voici pourquoi :

  1. « Les VSCD ne répondent pas aux critères diagnostiques d’hallucinations de type psychotique, ni à ceux d’hallucinations induites par des drogues psychoactives. En effet, les hallucinations d’origine psychotique surviennent dans le contexte précis d’une pathologie mentale comme, par exemple, la schizophrénie. Les personnes affligées d’une maladie mentale hallucinatoire souffrent d’un enfermement psychique douloureux. […] Or, ce n’est pas le cas de l’immense majorité des personnes faisant des VSCD : elles ne présentent aucune pathologie psychotique qui pourrait expliquer leur VSCD ».
  2. « De plus, les épisodes hallucinatoires d’origine psychotique ont très souvent une tonalité négative ou traumatisante (vécu de persécution, d’humiliation, de menace… etc.). Or […] les personnes ayant fait un VSCD décrivent, pour la plupart, une expérience positive, voire même très positive. De même, l’après-coup d’un épisode hallucinatoire accentue la souffrance de la personne psychotique, alors que, dans la plupart des cas, les personnes ayant fait un VSCD décrivent au contraire un apaisement, un ouverture du cœur, avec souvent un impact bénéfique sur le vécu de leur deuil. Alors non : il ne s’agit pas d’hallucinations… ».
  3. Le VSCD n’est-il pas une projection purement psychologique ? Le désir de retrouver l’être aimé n’est-il pas l’agent moteur qui induit le VSCD ? Très certainement non, car des VSCD surviennent également chez des personnes qui n’éprouvaient pas de désir de retrouver l’autre. « Plus encore, que dire des VSCD expérimentés par des personnes qui, au moment de cette expérience, n’avaient pas connaissance du décès de leur proche ? »


Notons un point important :

L’ouvrage décrit la phénoménologie des VSCD, sur la base des témoignages, c’est à dire qu’il répond à la question : « Qu’est-ce que le phénomène de vécu subjectif de contact avec un défunt ? ». Il n’aborde pas la question de l’interprétation du contact et laisse cette interprétation à la discrétion du lecteur. Il n’est donc pas question dans cet ouvrage, ni dans l’enquête qu’il relate, d’apporter une pierre supplémentaire à la thèse de la survie de la conscience après la mort physique.

Néanmoins, le questionnaire de l’enquête comportait une série de questions sur l’impression de réalité ressentie par la personne expérimentant le VSCD.


Voyons maintenant en quoi consiste un VSCD : qu’est-ce qui fait dire à une personne (et précisément aux participants de l’enquête) : « J’ai vécu une expérience de contact avec un défunt » ?

Les types de contacts avec les défunts se caractérisent naturellement par les sens mis en jeu ; il s’avère que quatre des cinq organes sensoriels sont impliqués, à quoi s’ajoute le ressenti d’une présence. Soulignons que très souvent, plusieurs organes sensoriels sont impliqués dans une même expérience de contact.

Sentir une présence

Le récepteur sent la présence familière du proche décédé, sans pour autant le voir, ni l’entendre , ni ressentir un contact physique, ni sentir une fragrance caractéristique du du défunt.

La présence semble avoir une certaine densité, presque physique quoiqu’invisible, et le récepteur sait souvent exactement où le défunt se tient dans l’espace :

« Allongée dans mon lit, j'ai ressenti la présence de mon fils. À ce moment-là, j'ai senti le matelas s'affaisser comme si quelqu'un était assis à côté de moi. La sensation d'une masse corporelle invisible à mes côtés. Je savais que c'était lui ! »

Les témoins font très clairement la différence entre un ressenti intérieur distinctement identifié comme tel, et un ressenti transmis par le défunt :

« Quand je pense à mon être cher décédé (soit presque toute la journée, comme c'était le cas quand il était incarné...), il s'agit de mon ressenti intérieur avec mes pensées. Or mon ressenti intérieur est marqué par le vécu douloureux de l'absence. Quand mon être cher décédé est présent, je le ressens d'abord à l'extérieur de moi, et c'est son état que je ressens ; or son état n'est qu'amour et joie. » 

Mentionnons qu’en plus du ressenti de la présence du défunt, le récepteur dit souvent percevoir l’intention de celui-ci, son désir de l’informer qu’il continue d’exister et qu’il va bien, et le récepteur dit percevoir la volonté du défunt de lui faire ressentir l’amour qu’il lui porte et le réconfort qu’il souhaite lui prodiguer :

« J'ai senti que ma mère essayait de me réconforter, de me dire que bien que n'étant plus sur ce plan de réalité, elle vivait encore. J'ai senti sa douceur, de la douceur dans sa présence. »

Entendre une voix

Soit les récepteurs entendent une voix qui semble provenir d’une source extérieure, de la même manière qu’ils entendraient une personne vivante, soit ils perçoivent la communication sans son externe. Dans ce deuxième cas, ils parlent d’un message « déposé dans leur conscience », tout en spécifiant que l’origine de la communication se situait à l’extérieur d’eux-mêmes et qu’il ne s’agissait pas d’une pensée.

« Le 17 juillet 2018 le fils de ma nièce, Nicolas, avait un accident avec son vélo et est décédé le 18 juillet dans un hôpital universitaire en Suisse. Nicolas avait 9 ans. Nicolas et moi, nous étions toujours très proches. Après la mort de Nicolas, j'ai vécu chez la famille de ma nièce pendant quelques semaines. La deuxième nuit après la mort de Nicolas je ne pouvais pas dormir et je pleurais. Soudainement, je sentis une présence remplie de bien-être, d'amour, de sécurité. Une voix, sans être une voix, me disait : « Tout est bien. Tout est bien ». C'était une situation pleine de consolation. Après peut-être une demi-minute (je ne sais pas vraiment) ce sentiment a disparu. Je voulais le garder, car c'était si beau et consolant, mais je ne pouvais pas. Le lendemain, j'en parlai à ma nièce. Je lui dis : « c'était Nicolas ou Dieu ». Et elle avait vécu la même chose dans la même nuit, mais deux fois et probablement plus longues. Elle était sûre que c'était la présence de Nicolas. »

Ressentir un contact physique

Lors de ce type de VSCD, les récepteurs sentent un contact sur une partie de leur corps, par exemple un frôlement, une pression, une caresse, une main posée sur l’épaule ou encore un véritable enlacement. Le contact est réconfortant et les récepteurs reconnaissent souvent immédiatement leur proche décédé par la familiarité de son geste caractéristique pour lui ou elle. Certains rapportent que le contact était accompagné d’un « flux électrique » ou d’une « vague d’énergie ».

« J'ai pu prendre ma mère dans mes bras et nous nous sommes serrées fort : il y avait donc une résistance/matière, je n'ai pas eu l'impression de serrer du vent. Mais ça a été très très bref. »

« En 1999, ma femme meurt d'un cancer d'origine ovarienne à l'âge de 56 ans. Quelques jours après l'enterrement, les enfants étant repartis, je suis dans la chambre à coucher. C'est le début de l'après-midi et, debout, je plie un de ses cardigans. Il est bleu marine, encore imprégné de son d'odeur qui, je le sais, aura disparu dans quelques jours, et c'est tellement triste. J'ai l'esprit totalement vidé. Subitement, instantanément, ma femme est là, debout devant moi, habillée normalement. Dans un geste spontané que je ne m'explique pas, je la serre dans mes bras, avec un vrai contact physique. Je la sens qui me serre aussi dans ses bras. Réalisant ce que je suis en train de faire, je la prends (avec un vrai contact) par les épaules, l'éloigne de moi et lui dis, la regardant dans les yeux : « Mais tu es morte ! », et elle répond : « Oui, je suis morte ». Cet échange étant mental, de pensée à pensée, et aussitôt tout disparaît, je me retrouve avec le cardigan dans les mains. C'est la seule manifestation que j'ai eu. J'étais triste, mais pas désespéré. J'ai mis 15 ans pour en parler, d'abord à nos deux enfants. Elle était venue me dire au revoir, manifestant ainsi à mon intention la poursuite de son existence sous une autre forme. Ce dont suis persuadé, ayant maintenant une sérénité à toute épreuve et aucunement peur de ce que nous appelons communément la " mort ". Je précise que je suis professionnel de santé en exercice, au service de mes semblables, que je ne m'arrêterai que quand " On " me rappellera et qu'à ce jour, à 77 ans, je suis en bonne santé physique et mentale. »

Voir le défunt

Ces expériences se présentent sous des formes variées. Les apparitions peuvent se produire à l’intérieur, par exemple de nuit dans la chambre à coucher, ou dehors, voire dans une voiture ou même un avion.

Les descriptions vont de la vision d’une silhouette vaporeuse et semi-transparente qui laisse apparaître les objets se trouvant derrière, à la perception d’un corps parfaitement solide, en passant par tous les stades intermédiaires.

Les défunts peuvent être perçus soit partiellement (la tête et le buste), soit dans leur intégralité, avec une gradation de netteté.

Parfois il y a une évolution dynamique dans la perception : une forme brumeuse est perçue en premier, qui se solidifie au fur et à mesure en passant par un stade de silhouette, pour finalement prendre la forme d’une personne solide qui paraît vivante.

« Mon mari décédé depuis une semaine m'est apparu très nettement le matin à mon réveil. J'ai ouvert les yeux et je l'ai vu assis au bord du lit à mes côtés ; il avait un air radieux. Surprise mais pas du tout effrayée, je lui ai dit un peu bêtement : « Mais alors tu n'es pas mort ? »... et il a disparu aussitôt. Je suis restée stupéfaite mais avec un sentiment de grand bonheur. Cela fait à présent deux ans et le souvenir de son image 'réelle' (en 3D) est intact. »

 « Huit jours après la noyade de mon mari, il m'est apparu dans notre chambre (je précise que je ne dormais pas). Il me tendait les bras, j'ai ressenti une force et j'en fis autant. Je me sentis alors comme " propulsée " vers lui et je traversais son corps comme on représente les fantômes traverser les murs. J'ai ressenti à ce moment-là une extrême douceur, pas de mot dans le dictionnaire pour exprimer cette douceur, c'était fabuleux et j'ai ressenti également l'Amour Inconditionnel. Je me rappelle avoir eu la sensation de retomber sur le lit. J'ai réalisé alors qu'il était venu me dire au revoir. Ce fut la plus extraordinaire expérience de toute ma vie. »


Evelyn Elsaesser a été interviewée par l’excellent Jocelin Morisson, le 31 mars 2022, sur Vertical Project Media. Les premières minutes de cette interview sont disponibles sur ma chaîne TelegrÂme | Au-delà de mourir


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