Cycle d'étude,  Retours à la Terre

Retours à la Terre (3/9) – neuf histoires d’incarnation

Nous abordons avec cet article le troisième épisode de notre cycle, entamé il y a deux mois , de récits d’incarnation d’âme, extraits de l’ouvrage suivant de Marie Bolduc, aux Editions du Dauphin Blanc :

Retours à la Terre - 9 histoires d'incarnation

Comme je vous l’ai annoncé lors du premier épisode, notre cycle s’étend sur neuf mois, au rythme d’un récit par mois.

— Retours à la Terre —

3e mois de grossesse : sous le sceau de la sainteté

 

À l’instar du premier récit et du second récit, je vous propose celui-ci sous forme d’un podcast, et vous pouvez également découvrir le récit situé au-dessous de la barre d’écoute du podcast.

Voici le podcast de ce troisième récit :

Cliquez sur Play (le petit triangle blanc) pour écouter ce podcast [après vous être assuré que vous avez bien mis le son sur votre appareil] ou cliquez sur “Télécharger” afin de pouvoir l’écouter plus tard, par exemple sur votre smartphone.

Et voici le texte du récit :

La sortie avait été rapide, soudaine même. J’étais mue par une énergie forte qui me dirigeait en un lieu très précis mais que j’ignorais. Était-ce cette énergie ou mon imagination, mais je perçus intérieurement l’image de Bernadette Soubirous. Je fus ainsi conduite à un endroit magnifique où trônait une petite chapelle. L’amour se percevait intensément. Je pénétrai dans la chapelle et eus le réflexe de m’agenouiller, ressentant une envie soudaine de prier. Je remarquai des fleurs déposées un peu partout et, avec étonnement, une statue de Bernadette Soubirous. Mon intuition ne m’avait pas trompée. L’image de cette sainte était bel et bien présente dans cette chapelle.

Tout était simple dans cette chapelle, mais tout était adéquat également. Rien de superflu, aucun manque. Une paix intense y régnait. Je me laissai envahir par le calme réconfortant du lieu.

C’est alors que je vis Marie-Josée qui m’attendait, assise sur un banc de la chapelle.

Elle était si belle dans sa robe blanche immaculée. Elle me pria de la rejoindre, ce que je fis sans tarder.

— Cet endroit est si apaisant, lui dis-je.

— Tu as raison, dit-elle. C’est un lieu dédié à Bernadette Soubirous. Si je t’ai dirigée ici, c’est que Bernadette est le guide de l’âme que tu rencontreras bientôt.

— Parle-moi d’elle avant…

— C’est une âme très évoluée qui a vécu bien des vies. Elle bénéficiera de la protection des êtres de lumière assignés aux âmes hautement évoluées ou à celles qui ont une mission spéciale à remplir.

Après les lourdes histoires précédentes, je fus soulagée intérieurement de constater que cette fois tout serait sans doute plus doux. Marie-Josée perçut mon sentiment intérieur, mais elle ne me fit aucune remarque et poursuivit :

— Cette âme revient sur Terre pour servir avant tout. Elle démontrera des dons de voyance ; ainsi elle sera médium, comme on dit dans ton monde. Elle s’appelait Thérèse dans sa vie précédente et portera de nouveau ce prénom. Tu peux faire le lien avec sainte Thérèse de Lisieux car elles ont beaucoup d’affinités. D’ailleurs, ses futurs parents sont des êtres très religieux et particulièrement dévoués à sainte Thérèse de Lisieux. Ils n’auront donc aucune hésitation à donner ce prénom à leur fille. Thérèse sera également musicienne. Elle apportera beaucoup de joie autour d’elle et elle démontrera aussi un talent certain pour le chant. Elle transmettra le bonheur aux malheureux.

— Quelle belle vie, dis-je, en imaginant cette âme œuvrer dans le monde terrestre.

— Il est vrai que sa prochaine incarnation sera agréable, utile et bienfaisante. Mais il n’en fut pas toujours ainsi. Elle a traversé bien des embûches et des épreuves avant d’atteindre une telle évolution. Si je te disais, par exemple, qu’il y a plusieurs siècles, elle a péri sur le bûcher !

J’en fus surprise. Quel contraste avec ce qu’elle vivra bientôt.

— Cet épisode fut tellement marquant pour son âme, reprit Marie-Josée, qu’elle en fit des cauchemars durant des vies sans en comprendre la raison. De vie en vie, ses souvenirs inconscients la poursuivaient dans ses rêves.

— Est-ce encore ainsi ?

— Elle a guéri de cet enfer en majeure partie. Elle terminera le pardon envers elle-même et ceux qui l’ont sacrifiée, durant la prochaine incarnation. Mais ceci aura peu d’influence sur sa vie. Le travail de guérison s’effectuera par lui-même, grâce à sa vie dévouée à l’amour et à la prière.

— Si elle réalise la vie de service qu’elle a projetée, sans doute n’aura-t-elle plus besoin de reprendre un corps de chair, un corps dense comme celui que vous revêtez sur la Terre. Mais elle pourrait choisir de le faire si elle désirait servir le peuple humain, comme c’est souvent le cas chez ces êtres hautement évolués.

— Tout ce que tu me dis me porte à croire qu’elle sera une femme importante sur la Terre…

— Disons que les gens la désigneront comme une sainte femme. Elle passera sa vie dans un ordre religieux. Ce sera une vie simple aux yeux du monde. Mais elle sera un phare, une lumière divine sur la Terre. Aura-t-elle un impact mondial ? On ne peut l’affirmer présentement. Mais elle sera reconnue par un grand nombre de personnes comme une femme de Dieu, pleine d’amour, de joie, et comme une musicienne et une chanteuse remarquable. Elle sera là pour le monde, mais le monde saura-t-il la reconnaître ?

Je restai pensive, me sentant bien petite à côté d’une telle âme. Marie-Josée me réconforta.

— Ne la vois point comme un être parfait, car elle ne l’est pas. Elle-même en est parfaitement consciente. Certes sa vie sera sous le signe du bonheur, mais elle aura des aspects d’elle-même à améliorer. Elle est encore un peu entêtée, et même rebelle ; elle devra toujours s’appliquer à suivre cette maxime : vivre et laisser vivre ; or elle trébuchera parfois, surtout en début de vie, sur sa tendance à avoir le dernier mot, à vouloir transformer les autres. Elle revient pour servir, mais aussi pour apprendre.

— Puis-je la rencontrer ?

Marie-Josée pointa mon cœur.

— Là, dit-elle, dans ton sanctuaire. C’est là que tu peux la rencontrer. Ferme les yeux et laisse-toi porter par l’énergie de ce lieu.

Je suivis les recommandations de Marie-Josée. L’ambiance particulière de la chapelle me subjugua et m’amena rapidement dans un état de transe. Je baignais dans un bien-être complet. Alors une voix se fit entendre en moi :

« Bonjour, Marie, sois la bienvenue dans ce sanctuaire béni où je puise mes énergies nourricières? Je reviens bientôt dans ton monde. Se connaîtra-t-on ? J’en doute fort. Mais je sais maintenant que j’aurai une amie du nom de Marie quelque part sur la Terre. Ce nom éveillera dorénavant un sentiment heureux en moi, de sorte que nous serons toujours reliées sans en être conscientes. »

Je poursuivis la discussion sans prononcer un seul mot.

« Peux-tu me parler de cette prochaine incarnation qui s’annonce merveilleuse » pensai-je.

« Oh oui ! Elle sera merveilleuse. Je naîtrai en Ontario, au Canada, dans une famille faite sur mesure pour moi. Ma mère et mon père sont des êtres profondément croyants et spirituels. Il sont dignes, bons et droits. Je ne serai pas leur seul enfant. D’autres âmes sont attirées par ce couple. J’ai vu bien des contrées, mais ce couple parfait pour moi n’y était pas. À l’écoute de la vibration de l’amour, je fus conduite jusqu’à eux. Je les ai vus se jurer leur amour et s’avouer l’un à l’autre que l’acte sexuel était pour eux un acte de procréation avant tout, je les ai ressentis fortement lorsqu’ils ont sublimé leurs désirs charnels et qu’ils ont ainsi fait grandir leur amour par l’énergie transmutée jusqu’au chakra du cœur. Je fus alors liée à eux. Et lorsqu’ils conçurent mon corps physique, une étrange mais agréable sensation me secoua. J’eus alors l’impression d’être un avec ma mère. Si tu pouvais voir sa joie depuis qu’elle sait la bonne nouvelle de ma venue ! »

« Restes-tu auprès d’eux en permanence ? »

« De plus en plus, même si mon corps n’en est qu’à ses débuts. Je ressens tellement d’amour à leur contact que je n’ai nullement le désir d’être  ailleurs. Je reviens parfois dans la chapelle où tu te trouves, me réénergiser au contact des vibrations de Bernadette Soubirous, qui sera un modèle pour moi lors de cette nouvelle vie. Mais je me sens si bien dans les vibrations de ma nouvelle famille que j’intègre plus rapidement que prévu ce petit corps qui se forme. Ma destinée est là maintenant, dans ce ventre maternel puis dans les bras de mes parents. »

« As-tu encore conscience de tes vies passées ? »

« J’oublie de plus en plus ce que j’ai été et ce que j’ai fait auparavant. Ma conscience bascule lentement du monde astral au monde physique. Le passé ne présente plus d’intérêt maintenant. Un voile semble descendre sur mes mémoires d’âme. Un nouvel acte débutera bientôt. Je me sens à l’entracte d’une pièce de plusieurs actes. »

« Te sens-tu attirée par la Terre ? »

« Je ne puis l’affirmer. J’ai le sentiment très clair qu’il se passe, qu’un chemin se dessine dans la brume de l’incertitude. Est-ce l’attirance vers la Terre ? Il est trop tôt pour le dire. Un élément nouveau apparaît fréquemment dans mes énergies : le temps ! J’ai parfois conscience du temps qui s’égrène lentement. C’est une étrange sensation qui disparaît parfois puis qui revient. »

La voix fit une pause que je respectai. Puis elle reprit pour me saluer :

Je dois te quitter maintenant. Je te salue, Marie de la Terre. Puisses-tu transmettre ces beaux messages aux hommes et aux femmes de ton monde. Dis-leur que naître, c’est apprendre à mourir ; mourir, c’est renaître. »

La voix s’interrompit. Mais une vision claire et précise me présenta mon livre terminé. J’en fus heureuse. La vision du livre s’estompa faisant place à Bernadette Soubirous. Elle était d’une beauté et d’une luminosité indescriptibles. Je lui rendis grâce intérieurement et elle disparut à son tour.

J’ouvris les yeux lentement, retrouvant le décor de la chapelle. Je regardai Marie-Josée, toujours souriante.

— Quelle merveilleuse expérience, lui dis-je.

Elle prit ma main dans la sienne, me signifiant qu’elle saisissait toute l’envergure d’une telle expérience.

Je goûtai encore quelques instants ces moments uniques puis ma conscience revint vers Thérèse.

Je voulais d’autres précisions et Marie-Josée accepta de bonne grâce de me les fournir.

J’appris ainsi que l’âme de Thérèse, bien qu’elle ait vécu autant de vies masculines que féminines, se sentait plus près des énergies féminines, principalement à cause de l’aspect maternel. Dans la prochaine vie, elle ne vivra pas la grossesse. Mais elle s’occupera d’enfants malheureux abandonnés. Sa fibre maternelle vibrera autant que si elle les avait portés et mis au monde.

Marie-Josée termina en me disant à quel point cette incarnation était spéciale. Tout était en harmonie, en place pour l’accomplissement d’un grand destin. J’étais bien consciente d’avoir assisté à un phénomène exceptionnel : le retour à la Terre  d’une âme hautement évoluée.

Contrairement aux cas précédents, je n’avais perçu chez Thérèse aucune inquiétude, aucun doute, aucun ressentiment. Tout était limpide, lumière et amour. J’en avais ressenti un tel bien-être que je m’étais endormie en toute quiétude après avoir retrouvé mon corps de chair.

Cette sensation de bien-être et de légèreté m’habita durant plusieurs jours ; à mon grand bonheur, je savais que  dans six mois naîtrait une âme qui apaisera l’humanité.


Avez-vous apprécié ce troisième récit ?

Dites-moi votre impression dans la section des commentaires, un peu plus bas sur cette page, et rendez-vous le mois prochain pour l’histoire d’incarnation suivante de notre cycle !

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