Cycle d'étude

Les Nouvelles cartes des cieux (5) : Repose en paix ?

Repose en paix

— Repose en paix ? —

C’est faisable mais juste pour une sieste à l’entrée de l’au-delà…

 

Les textes qui suivent sont pour la plupart de courtes citations, ainsi que quelques passages plus longs, regroupés autour de quelques grandes idées clés. Pour chaque extrait, les références entre parenthèses mentionnent l’auteur.e ou le narrateur, puis le sigle correspondant à l’ouvrage, puis la page. La liste des sources est consultable via le lien qui figure au bas du présent article.

Cet article est une traduction d’une partie d’un long recueil d’extraits de textes publiés en anglais sous le titre New Maps of Heaven, textes disponibles sous la licence CC-BY-NC-SA et édités par Steve Beckow.

 

Les quatre premières parties de ce cycle de textes sont disponibles ici : Les Nouvelles cartes des cieux (1)Les Nouvelles cartes des cieux (2)Les Nouvelles cartes des cieux( 3) , Les Nouvelles cartes des cieux (4)

 

 

Au début [le nouveau venu] se repose beaucoup, ayant l’habitude terrestre de dormir — et c’est une nécessité — il a besoin de dormir ici aussi, pour le moment. Nous n’avons pas de nuit comme vous, mais il [le nouveau venu] dort et se repose tout de même.

(W.T. Stead, BI, 65.)

 

L’explication de Raymond Lodge : le vestibule

Le but du temps passé dans le vestibule [un plan provisoire où se trouve le trépassé après son passage] est de donner plus de continuité à la transition entre les plans extérieurs et les plans intérieurs. Même si une personne donnée vit davantage sa vie [terrestre] sur les plans intérieurs que sur le plan physique, la transition de la mort est toujours très brusque. Elle peut être presque aussi frustrante que la transition impliquée par l’entrée dans le plan physique ; dans ce cas, la frustration est de ne pas pouvoir fonctionner comme on en a l’habitude parce qu’on est maintenant un tout petit bébé. Mais lors de la transition au moment de la mort, l’expérience du vestibule vous permet de poursuivre vos schémas de pensée sur la vie et l’après-vie — jusqu’à ce que vous commenciez à voir que ces croyances sont toutes faites de papier de soie et de fumée, pour ainsi dire.

C’est une sorte de strate dans l’un des plans intérieurs qui vous aide à atténuer le choc du passage. Encore une fois, je vais utiliser l’analogie d’un bébé qui entre dans la vie physique : le bébé dort beaucoup pendant les premières années de sa vie. Pendant ces périodes de sommeil, l’esprit du bébé retourne dans les plans intérieurs où il peut être un être total. Ces longues périodes de sommeil aident donc le bébé à faire sa transition et à s’habituer progressivement à sa nouvelle vie. Le vestibule est une période au cours de laquelle une personne récemment décédée s’habitue à n’être qu’un esprit.

Tout le monde passe par un certain nombre d’étapes après son passage, voyez-vous. Lorsque vous passez pour la première fois, vous entrez généralement dans une phase de conscience appelée “vestibule”. Pendant cette période, vous faites généralement l’expérience du genre de vie après la mort que vous avez toujours attendu, en raison de votre conditionnement, de votre éducation et de votre formation religieuses, et de votre mode de pensée. Tant que vous êtes dans le vestibule, ces attentes ont une sorte de réalité. En définitive, elles ne sont pas réelles, mais elles le sont suffisamment pendant cette période de transition.

Je veux faire une distinction entre le vestibule et la partie du plan astral que certains […] ont appelé le “département Peter Pan”. Le vestibule n’est pas nécessairement une fantasmagorie, mais il n’est pas tout à fait réel non plus.

Ce n’est décidément pas une fantasmagorie au sens où il y aurait plein de petits bonshommes qui courent partout en installant de faux décors pour tromper tout le monde, ce n’est pas du tout ce qui se passe. L’expérience du vestibule est une partie nécessaire de la nature…

Finalement… vous commencez à réaliser que le vestibule n’est qu’un vestibule, fait de papier de soie, de fumée et de barbe à papa — ce n’est pas réel. Cette prise de conscience est, en un sens, ce que l’on entend par “la seconde mort”. Vous abandonnez les liens que vous chérissez avec la vie physique et commencez à vous adapter à la vie sur les plans intérieurs telle qu’elle est réellement – ce qui est étonnamment différent. Si la transition vers la pleine réalité était abrupte et que vous n’y étiez pas préparé, ce serait une sacrée secousse. Quelque chose qui ressemble à un trouble psychiatrique pourrait se développer.

(Raymond Lodge, SOLR, 68-69)

 

Combien de temps dure ce repos ?

Certains… restent dans le vestibule pendant un certain temps. Il faut presque leur réapprendre à marcher, car l’adaptation est si difficile. Mais pour les personnes physiques qui ont une conscience des plans intérieurs, ou qui se préparent à la transition, la période dans le vestibule est très courte.

(Edward White, PP, 205)

 

Dans le cas d’une âme plutôt arriérée, nous la plongeons dans une profonde torpeur dès que nous en prenons la charge. (1) Lorsque la personne arrive en ce monde, elle se réveille dans ce qui lui semble être une salle d’hôpital. Elle se rend compte qu’elle est en sécurité et qu’on s’occupe bien d’elle, puis elle comprend peu à peu qu’il n’y a ni médecins ni infirmières dans cet hôpital, ni bandages ni instruments chirurgicaux. Elle ne ressent aucune douleur ; elle doit donc sortir de son lit et commencer à explorer, à découvrir de quel genre d’hôpital il s’agit. Ce n’est qu’alors qu’elle se rendra compte qu’elle a réussi à passer. C’est merveilleux de voir son étonnement et son soulagement lorsqu’elle réalise qu’elle est plus vivante que jamais.

Il faut un certain temps, plutôt beaucoup de temps, pour que tout cela s’enregistre complètement ; souvent, la première réaction de la personne est de retourner au lit pendant quelques jours encore pour se faire à l’idée de ce qui lui est arrivé !

Ensuite, un des anciens lui rend visite et répond à toutes les questions sans réponse qui lui viennent à l’esprit. Vous voyez, les lois de la création ne sont pas aussi facilement comprises par ces âmes arriérées que par leurs frères plus expérimentés. (Mike Swain, FMW, 52.)

(1) Mike Swain fait ici référence aux esprits qui travaillent comme guides de transition.

 

J’ai été avec votre famille aujourd’hui, mais ils attendent tous votre tante Marianne, qui repose actuellement ici, à l’endroit prévu à cet effet. Lorsqu’elle se sentira vraiment reposée et rafraîchie, elle sera prête à être reçue par les membres de sa famille qui sont ici depuis assez longtemps pour pouvoir lui présenter sa nouvelle vie et l’aider à s’y habituer. (Gordon Burdick dans TR, 77.)

 

Le cas de Barbara

J’ai dû dormir de temps en temps, et quand j’eus dormi la fatigue de mes os, je me souviens que j’étais allongée en toute harmonie et confort, en attendant le prochain événement, et ce fut sous la forme d’une voix. Je ne pouvais voir personne. Ce n’était qu’une voix qui m’appelait par mon nom. Mais mon nom était si beau que je l’ai à peine reconnu.

Je me suis assise pour écouter plus facilement. La voix semblait venir de partout et elle me disait de me lever, de marcher jusqu’au lac et de me baigner, et de voir comment l’eau me redonnerait des forces. Je me suis levée sans effort et nous avons marché, la voix et moi, vers le lac. Quand je suis arrivée là, il m’a semblé naturel de sauter d’un rocher en surplomb et dès que j’ai touché l’eau, j’ai su que je vivais la vraie vie pour la première fois. C’étaient les eaux du Léthé où l’on apprend et où l’on oublie.

C’est dans ce lac que j’ai trouvé l’extase. La puissance du mouvement et le sens de la force en moi étaient au-delà de tout ce que je pouvais imaginer. Je ne sais pas combien de temps la voix et moi sommes restés dans l’eau. C’était peut-être des heures ou des jours.

J’ai découvert que je pouvais plonger à des profondeurs immenses, m’allonger à la surface et me reposer sans effort particulier. Et pendant tout ce temps, la voix était avec moi, me disant, me tenant dans ses bras, et me poussant à faire plus et à faire de nouveaux efforts, à regarder autour de moi et à voir le pays, et enfin à écouter… Je me suis couchée et j’ai écouté. Au début, je n’ai rien entendu d’autre que le clapotis de l’eau, puis un minuscule réseau de sons a émergé. Il s’est développé jusqu’à ce que je puisse définir des notes, puis peu à peu, tout l’orchestre du Ciel a éclaté – et je me suis allongée et j’ai écouté.

(Barbara, en transition après une longue période de maladie, AL, 32-33).

 

Le cas de Donald

Je n’avais pas le droit de voir grand-chose de ce qui m’entourait, car j’ai été immédiatement assailli par la lassitude lorsque j’ai ressenti toute la gloire et la chaleur des vibrations spirituelles sans la protection des conditions terrestres, si bien que j’ai été emmené en état de sommeil à l’hôpital des esprits. Le temps a passé […], je suis lentement sorti de l’état de transe. Je suis maintenant conscient que j’ai été là pendant un peu plus de sept de vos semaines terrestres. À travers les vagues du sommeil, la belle et obsédante musique du silence est venue lentement.

(Donald Macleod, transition après des années d’incapacité consécutives à six crises cardiaques, HT, 15-16.)

 

 

 


 

Ces citations diverses proviennent de sources dont la liste est disponible sur la page Liste des sources du cycle Nouvelles cartes des cieux

Crédit photo : Jan Phoenix ,  Unsplash

 


 

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