Sagesse de l'âme

Accompagner la mort de cycle en cycle

Apprivoiser la mort par la sagesse de l’âme (3/4)

— Accompagner la mort de cycle en cycle, pour servir la Vie —

 

Cet article est la suite des articles suivants que je vous invite à lire si vous ne l’avez pas déjà fait :

  1. Apprivoiser la mort par la sagesse de l’âme (1/4)L’enseignement de la psychosophie
  2. S’entraîner à mourir avec la psychosophie ou Apprivoiser la mort par la sagesse de l’âme (2/4)

Il est important de prendre connaissance de ces deux articles avant de lire celui-ci.

  Apprivoiser la mort

 

Notons, avant de commencer, que les deux thèmes les plus proposés par les enfants dans les ateliers de philosophie pour enfants sont :

    • L’amour
    • La mort

Nous allons voir dans cet article qu’en découvrant la véritable fonction de la mort, nous comprendrons qu’elle nous invite à une célébration de la vie dans son ensemble.

Imaginez que vous fassiez de la plongée sous-marine.

Avant de plonger, il va falloir vous habiller : vous enfilez une combinaison de plongée qui va être comme une seconde peau pour vous, vous allez mettre une ceinture de plomb qui va vous lester, vous passez un gilet avec une ou deux bouteilles très lourdes, vous mettez le masque et les palmes…

Avec tout ça sur vous, rester sur la terre ferme ne vous convient plus du tout, et vous n’avez qu’une envie, c’est de plonger !

Dès que vous avez plongé, vous entrez dans un monde complètement autre. On est plus ou moins maladroit quand on débute, mais ensuite on peut se sentir tout à fait à son aise et trouver cela très agréable, et avoir envie de revenir.

Mais au bout d’un certain temps de plongée, disons une heure pour simplifier, vous allez devoir remonter.

Vous allez faire vos paliers de décompression, et vous allez atteindre le bateau, et suivre la procédure pour sortir de l’eau :

enlever votre ceinture de plomb, puis le gilet avec la bouteille, que vous allez donner à quelqu’un sur le bateau, vous hisser sur le pont, enlever vos palmes, et enfin votre combinaison.

Vous vous retrouvez vous-même, comme une heure auparavant, mais riche d’une expérience et d’un apprentissage que vous avez fait au cours de cette plongée.

Cette expérience de plongée symbolise une vie terrestre : nous plongeons dans l’existence physique, dans l’existence terrestre.

Si vous faites de la plongée une fois par semaine, soit 1 heure par semaine, ou 1 heure sur 168 heures, vous voyez qu’il y a 167 heures restantes où l’on fait autre chose…

Nous voyons donc qu’il reste beaucoup de choses en-dehors de notre heure hebdomadaire de plongée… et il reste beaucoup de choses en-dehors de nos brèves existences terrestres périodiques !

Nos existences terrestres ne sont qu’une très petite partie de nos cycles de vie.

L’univers est une sorte de continuum d’énergie, de vie et de conscience.

Par moments, certains aspects de cette grande Vie-Conscience, de cette Énergie-Conscience, vont faire des plongées dans l’océan de la densité, dans le monde des formes.

Et la psychosophie affirme que ceci n’est pas seulement valable pour les êtres humains, mais aussi pour…

  • les animaux
  • les  végétaux
  • les minéraux
  • les atomes
  • les planètes
  • les étoiles et les galaxies…

Ces plongées dans la densité sont momentanées : à l’issue de chaque plongée la Vie reprend son cours dans sa dimension d’Énergie-Conscience, enrichie de ce qui a été expérimenté durant la plongée.

Il est intéressant de constater que dans notre société, le thème de la réincarnation, le thème des renaissances quitte progressivement le domaine de la croyance pour celui de la réflexion.

Pour de plus en plus de gens, la réincarnation semble un processus intelligent, dont la cohérence peut être dégagée par la réflexion mentale, bien qu’une analyse en profondeur mette en lumière des complexités.

Fil de conscience et fil de vie

À la suite d’Alice Bailey, la psychosophie décrit les corps subtils de l’être humain, et affirme que nous avons deux fils de Vie-Conscience, qu’elle nomme Sutratma et Antahkarana.

Le premier fil de Vie-Conscience, appelé Sutratma, relie l’esprit que nous sommes, à l’âme que nous sommes, et depuis l’âme se divise en deux brins, dont l’un est relié à la tête au niveau de la glande pinéale, le second brin descendant jusqu’au cœur.

Le deuxième fil, Antahkarana, est à développer par la méditation. C’est lui qui définit la qualité de conscience dans laquelle nous vivons et dans laquelle nous effectuons nos passages de la vie terrestre à l’au-delà et inversement.

Quand ce fil Antahkarana est complètement développé, on peut très facilement plonger dans la vie terrestre et en ressortir tout aussi facilement, en étant parfaitement conscient de tout ce que nous vivons au cours de ces traversées.

Remarquons que le brin du Sutratma relié à la tête se débranche pendant le sommeil, sauf durant les phases de rêve, où il se rebranche. Quant au brin relié au cœur, il reste toujours branché, et ne se débranche qu’à la mort physique.

La mort et la naissance forment un processus de groupe

L’âme est groupe, l’âme est ensemble, avant d’être individuelle. La notion d’âme individuelle a un sens, mais seulement en tant que membre d’un groupe, comme les doigts d’une main.

Ainsi, ce n’est pas l’âme d’une personne donnée qui décide à sa guise de s’incarner au moment de son choix et de se désincarner quand bon lui chante.

Nous naissons et mourons en groupe

Cela ne signifie pas que tous les membres d’un groupe naissent au même moment puis meurent au même moment, mais que les naissances et les morts adviennent dans une logique de groupe, les liens qui unissent les membres du groupe pouvant être de nature différente : groupe familial, groupe d’amis, groupe de disciples et de chercheurs de vérité…

Ces groupes perdurent de cycle en cycle, avec la différence que leurs membres changent de rôle à chaque cycle.

Ainsi, dans un groupe familial, les relations de parenté changent d’un cycle à l’autre : si telle personne a été mon épouse dans l’incarnation présente, elle sera ma sœur dans la suivante, ou même mon père dans une autre incarnation encore, car les sexes changent aussi d’un cycle à l’autre.

L’être humain est un assemblage de matière et de conscience, cimenté par l’amour

On peut dire que l’être humain est formé par un emprunt de matière au grand réservoir de matière, conjugué à un emprunt de conscience à la Conscience universelle, ce second emprunt permettant la formation de l’âme.

L’âme va habiter la matière dans le cours d’une incarnation, et toutes deux vivent un certain nombre d’expériences pendant ce laps de temps.

Et au bout de ce temps, les deux doivent répondre à la force d’attraction de leur matrice respective :

  • la matière du corps va retourner à la matrice de matière pour lui apporter toute son expérience
  • et l’âme individuelle va retourner à l’âme-groupe pour lui apporter elle aussi toute son expérience

Chacune des deux composantes de l’être humain va ainsi, par amour — par attraction supérieure, par unité —, rejoindre la matrice d’ensemble dont elle est issue.

Au lieu de voir la mort physique comme un événement de séparation de l’âme et du corps, on peut donc voir la mort comme un processus d’union :

  • la matière répond à son besoin d’union à sa matrice originaire
  • l’âme fait de même, en répondant au besoin d’union à l’âme-groupe originaire

Ce double processus de retour à l’union est aussi appelé processus de restitution.

Et il s’avère que ce processus de restitution est le sens ésotérique de la parole de Jésus ” Il faut rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu “.

En effet, il faut rendre la matière à la matière et rendre l’âme au monde de l’âme.

La mort est décidée par l’âme

Sauf cas de meurtre ou d’accident collectif, c’est toujours l’âme qui décide que la vie terrestre s’achève.

Et l’âme prend cette décision quand sa mission se termine.

Il est intéressant de nous poser régulièrement la question suivante : avons-nous une idée de la mission que nous sommes venus remplir sur Terre ? Avons-nous une idée de la note-clé de ce que nous sommes en train de faire dans cette vie-ci ?

Nous avons une mission d’âme

Si nous ne sommes pas au courant de notre mission, lorsque l’âme va décider qu’elle est accomplie, nous allons dire :

” Comment ça, mission accomplie ? Ah mais non, moi je sens que j’ai encore plein de choses à faire ! “

Mais nous ne sommes pas là pour faire plein de choses, nous sommes là pour faire UNE chose.

Et si nous ne l’avons pas faite, l’âme va dire :

” Mission totalement ratée…”

” Il n’a rien compris à sa mission. Il a maintenant 60 ans, et il n’a rien foutu. Je crois que ce n’est pas la peine de durer, on va partir, on va faire un reset général et on repartira pour la mission au prochain tour. “

Voilà pourquoi il n’y a pas d’âge pour mourir…

Les missions peuvent toucher des personnes en maturité, mais aussi des enfants, des adolescents, ce qui invalide complètement le préjugé ” Ah c’est trop jeune pour mourir “.

Pour l’âme, il est hors de question de perdre son temps, nous ne sommes pas en villégiature…

Le processus de la mort physique tel que le décrit l’ésotérisme

La description qui suit s’appuie principalement sur les écrits d’Alice Bailey, notamment l’ouvrage récapitulatif La mort — La grande aventure.

La sécrétion d’un poison par la glande pinéale

Comme nous venons de le voir, c’est l’âme qui décide que vient le moment de mourir.

Lorsque ce moment est arrivé, l’âme émet un son, une vibration, qui court alors partout dans le corps et particulièrement dans la tête.

La glande pinéale répond à cette vibration en se mettant à distiller un poison qui va se répandre partout dans le sang. Au moment décisif, ce poison sera rendu actif et arrêtera le cœur.

Jusqu’à présent, les scientifiques n’ont pas trouvé ce poison, mais ils ne l’ont pas cherché. Il sera un jour découvert.

La réaction du corps éthérique

Le corps éthérique imprègne totalement le corps physique et dépasse un peu à l’extérieur de celui-ci. C’est lui qui donne vie et vitalité au corps physique, auquel il est relié par l’intermédiaire de ce que la médecine chinoise traditionnelle appelle les méridiens — et ce que la médecine ayurvédique, quant à elle, appelle les nadis —, ces méridiens ou nadis étant attachés au système nerveux.

La vibration émise par l’âme va se transmettre au corps éthérique, qui en se secouant va peu à peu détacher ses attaches au système nerveux. Précisons qu’il s’agit d’une vibration subtile, et non physique.

C’est alors que va se produire un regain temporaire de vitalité dans le corps physique, d’une durée de quelques jours, parfois davantage.

C’est un phénomène régulièrement constaté par le corps médical et l’entourage de la personne mourante.

Il est intéressant de savoir que lorsque la conscience de l’être humain aura avancé de quelques pas supplémentaires, ce moment de regain de vitalité d’une personne mourante sera mis à profit pour organiser une très joyeuse cérémonie de départ avec l’entourage, comme nous l’avons décrit dans le premier article de cette série, Apprivoiser la mort (1/4), au paragraphe La mort va cesser d’être un processus subi contre notre gré.

Sortie du corps éthérique

Ensuite, le corps éthérique va se retirer vers la périphérie du corps physique et rejoindre l’une des trois issues possibles.

Il y a en effet trois issues selon le niveau de conscience de la personne.

  • Le plexus solaire
  • Le cœur
  • Le sommet de la tête

La sortie par le plexus solaire concerne les personnes qui ont vécu leur vie essentiellement préoccupées par leur propre individualité.

Une personne qui a vécu avec davantage de valeurs d’ensemble, de globalité, verra son corps éthérique sortir par le chakra du cœur.

Enfin, quelqu’un qui a développé son mental supérieur abstrait, sortira par le sommet de la tête : le chakra coronal.

Une fois dégagé du corps physique dense, le corps éthérique reste un moment attaché à celui-ci au niveau de deux chakras mineurs situés sur les poumons.

Ces deux attaches permettent le retour in extremis du corps éthérique dans le corps physique.

C’est ce qui se produit dans les expériences de mort provisoire (EMP/EMI/NDE).

Le détachement de ces deux attaches, qui se produit donc dans la mort définitive, provoque une sensation de minuscule choc électrique, imperceptible pour la plupart d’entre nous.

Pendant la phase de repli et de dégagement du corps éthérique, jusqu’au denier moment avant le détachement des deux attaches aux poumons, la personne est dans le coma, mais reste consciente, bien qu’aucun mouvement physique ne soit visible sur le corps de la personne, son corps physique n’étant plus du tout animé par le corps éthérique.

Influence du niveau de conscience

La conscience n’est interrompue à aucun moment.

Il n’y a jamais d’interruption de conscience, dans aucune des phases du passage à l’après-vie, même si la qualité de celle-ci varie d’une personne à l’autre.

En revanche, nous ne gardons pas de souvenir de cette phase, que nous puissions rapporter dans l’existence suivante, sauf pour les personnes qui ont su développer le fil de l’Antahkarana qui leur permet de s’en souvenir.

  • Une personne qui a un niveau de conscience bas, c’est à dire insuffisant pour vivre sans corps, ne comprendra pas ce qui lui arrive au moment de la mort et se retrouvera dans une sorte de léthargie, puis se réincarnera dans une nouvelle existence sans s’en douter.
  • Une personne très attachée au monde des sens, par le biais de la nourriture et de l’alcool notamment, cherchera à rester auprès des vivants incarnés pour tenter de retrouver son mode d’existence terrestre. Elle essayera ainsi de pénétrer le corps éthérique des vivants qui s’adonnent aux mêmes passions qu’elle, afin de revivre les sensations physiques qu’elle avait dans son corps physique de jadis.

Ce second cas est bien illustré par une histoire racontée par George Ritchie dans Retour de l’au-delà :

En 1943, George Ritchie est un jeune soldat américain de vingt ans ; à la suite d’une très forte fièvre il se décorpore et rencontre un Être de lumière qui l’entraîne dans un voyage extraordinaire. Ils survolent ensemble une ville d’Amérique, et à un moment l’Être de lumière le fait entrer dans un bar crasseux…

Retour de l'au-delà

Un bar crasseux…

” Une foule nombreuse, dont beaucoup de marins, était alignée sur trois rangs près du comptoir pendant que d’autres se pressaient dans les boxes en bois, le long des murs. Quelques-uns buvaient de la bière, mais la plupart s’enfilaient du whisky aussi vite que deux garçons en nage pouvaient en servir.

J’observai alors une chose frappante. Un certain nombre des hommes qui étaient au comptoir paraissaient incapables de porter la boisson à leurs lèvres. Je les voyais essayer d’empoigner sans discontinuer leur petit verre, leur main passant à travers l’épais comptoir de bois, à travers les bras et les corps des buveurs qui les entouraient.

Ces hommes n’avaient pas l’auréole de lumière qui enveloppait les autres. Ce cocon de lumière paraissait donc être un attribut du corps physique seulement. […]

Je vis un jeune marin se lever en chancelant d’un tabouret, faire deux ou trois pas avant de s’écrouler. Deux de ses compagnons se penchèrent et commencèrent à le tirer hors de la cohue.

Mais ce n’est pas ce que je regardais. Je voyais avec stupéfaction s’ouvrir le cocon lumineux autour du marin inconscient. Cela commençait par la couronne de la tête et découvrait tout le visage et les épaules. Aussitôt, plus vite que je n’avais jamais vu quelqu’un se mouvoir, l’un des êtres désincarnés qui se tenaient tout près monta sur lui !… La seconde suivante — je n’y comprenais plus rien — la forme bondissante avait disparu… Pendant une minute, j’avais vu distinctement deux individus, et, alors qu’ils tiraient le marin contre le mur, il n’y en avait plus qu’un. “

Vous aurez deviné que l’être désincarné bondissant était entré dans le corps physique du marin inconscient, à la faveur de l’ouverture du cocon lumineux de ce dernier suite à sa perte de connaissance.

L’auteur sera encore témoin de deux scènes analogues.

Cas de l’être humain moyen que nous sommes (!)

L’être humain que nous sommes se retrouve après la mort dans un corps qu’on appelle corps kama-manasique.

On peut dire que ce corps est un amalgame de deux autres, qui sont le corps émotionnel (aussi appelé corps astral) et le corps mental.

Le vocable sanskrit kama se rapporte au désir et à l’émotionnel, on le retrouve dans le fameux Kamasutra, qui signifie stances du désir.

On parle ainsi de corps kamique (à ne pas confondre avec karmique) pour nommer le corps émotionnel.

L’autre corps, qui lui est intimement lié, est le corps manasique, ou corps mental. Le terme manas  a donné le mot latin mens — que l’on retrouve dans l’expression mens sana in corpore sano, un esprit sain dans un corps sain — et le mot anglais mind.

Le corps kama-manas (ou kama-manasique) est donc constitué d’émotionnel et de mental concret, ce dernier étant un mental inférieur intimement lié aux émotions, qui se distingue du mental  supérieur abstrait.

Ce corps co-existe avec notre corps physique (et notre corps éthérique) pendant toute notre existence terrestre, et c’est en lui que se place notre conscience pendant 99% de notre temps.

À la mort physique, nous nous retrouvons dans ce corps subtil qui nous est familier jusqu’à un certain point, mais nous sommes susceptibles d’être déroutés car ses capacités latentes deviennent effectives dans l’au-delà.

La perception du temps change complètement, car elle n’est plus du tout objective et devient uniquement liée à nos émotions et nos pensées, c’est un point délicat que nous pouvons difficilement imaginer, j’en reparlerai dans un article à venir.

Dans la suite, nous allons évoquer des événements situés dans le temps, car nous ne pouvons pas nous en passer. Seule la méditation le permet.

Flash de l’âme et revue de vie

Peu après la mort physique, il se produit un bref moment de contact avec l’âme, même s’il n’y en a jamais eu auparavant dans l’existence terrestre de la personne.

Et ce flash amène une revue de vie. Toute notre vie incarnée nous apparaît, en un seul temps, tout ce que nous avons fait, dit et pensé, avec en sus tout ce que cela a produit.

Ou pour le moins tous les effets immédiats de nos actes (actions, paroles et pensées). En effet, évoquer les effets de nos actes pose la question de la causalité, et donc de la loi du karma, loi fondamentale de cause à effet qui est à la fois simple et très complexe.

Nous sommes alors invités à extraire trois points fondamentaux de notre revue de vie : quels ont été les trois facteurs conditionnants majeurs de notre vie incarnée ?

Dans cette première phase de notre périple dans l’au-delà, nous avons beaucoup plus d’acuité que dans notre corps physique pour percevoir les mécanismes qui ont constitué les grandes lignes de notre vie.

Nous percevons aisément les grandes lignes et les répétitions de scénarios, mais si nous n’avons jamais fait ce type de travail analytique auparavant, cela n’est pas si simple pour nous.

Trois germes à extraire
  • Le premier germe va décider du milieu physique dans lequel nous allons nous retrouver dans notre existence à venir. Il va être déterminé en comprenant quel a été le facteur conditionnant fondamental de la vie qui vient de s’achever.

Je peux par exemple avoir été régulièrement confronté au pouvoir, ou à la compétition, ou à une dévalorisation constante sur un point particulier, ou une dévalorisation générale, ou à la peur. Je peux avoir eu une addiction au travail…

Ce premier facteur, je vais le retrouver dans la vie suivante. Si je l’ai déjà travaillé dans la vie qui vient de se terminer, j’aurai moins à faire dans la vie suivante, mais il faudra quand même parachever le travail.

  • Le deuxième germe à extraire concerne la qualité d’énergie qui a caractérisé ma vie, donc la qualité de mon corps éthérique, et notamment le chakra qui a été dominant parmi les sept principaux.
  • Le troisième germe relève de ma vie relationnelle : quelles ont été mes relations avec les autres ? Qu’est-ce qui s’est créé entre nous comme tissu relationnel et affectif ?

Ce germe est doué d’un processus attractif remarquable, qui va faire que je vais inéluctablement retrouver dans ma vie suivante toutes les personnes avec lesquelles j’ai été lié dans cette vie-ci.

Une fois que j’ai identifié ces trois germes, tout le reste du panorama de vie disparaît : les souvenirs n’ont plus lieu d’être, ils disparaissent tous.

La continuation du mode de vie précédent

Un homme qui avait la passion du bricolage et des travaux manuels, va continuer à s’y adonner dans ce premier plan de l’au-delà qu’est le plan astral (celui où se meut le corps kama-manasique) , tout au moins dans un premier temps.

On raconte ainsi l’histoire d’un homme qui décède en construisant sa maison, en disposant ses parpaings. Il ne s’aperçoit pas de sa mort, ne voit pas pas son corps physique étendu à terre tellement il est occupé à sa tâche, et continue de placer ses parpaings, faits de matière astrale.

Vous aviez une activité professionnelle qui vous passionnait ? Vous allez continuer…

Ce qui vous fascinait était la relation aux autres, vos amis, votre famille ? Vous allez continuer…

Ce qui vous intéressait, c’était de faire évoluer un peu la société ? Vous allez continuer…

Vous étiez militant ? Vous allez continuer…

Votre dada, c’était de comprendre le monde ? Vous allez continuer…

Vous cherchiez à servir le monde ? Vous allez continuer…

Chacun, selon son degré de conscience et l’activité essentielle qui en découlait, ne fait que poursuivre la vie qu’il menait auparavant.

Cependant, tandis que nous continuons notre mode de vie, un processus se met en place…

Le processus d’élimination

Il va s’agir d’éliminer le corps kama-manasique.

Le fil Sutratma qui s’était retiré du corps éthérique pour laisser dépérir ce dernier, reste lié au corps kama-manasique et l’anime, lui donne vie, mais temporairement, car ce corps est lui aussi appelé à se dissoudre.

Premier profil de personne : une personne axée essentiellement sur le désir et les cinq sens, passionnée par tout ce que les sens peuvent lui apporter.

Dans le plan astral, cette personne va imaginer des plaisirs semblables à ceux qu’elle avait dans son corps physique. Cela pourra être très amusant au début, surtout de pouvoir vivre tout ce qu’elle rêvait de vivre et d’avoir tout ce qui lui faisait envie, mais cela a quand même une saveur différente, et la personne va peu à peu comprendre que c’est illusoire, que c’est un mirage.

Avant de se rendre compte du mirage, cela pourra prendre des dizaines d’années de notre temps terrestre, voire pour certaines personnes des centaines d’années…

En se rendant compte du mirage, le corps émotionnel de la personne va s’user peu à peu, se dévitaliser et se dissoudre.

Et pour ce premier profil de personne qui n’a pas développé son mental abstrait, elle va se retrouver ensuite directement en tant qu’âme proprement dite.

Deuxième profil de personne

Dans le cas de la personne dont le corps émotionnel s’adjoint d’un corps mental structuré, l’élimination va se faire en deux temps.

  1. L’élimination du corps émotionnel
  2. Celle du corps mental

En abandonnant notre corps physique, nous avons aussi abandonné notre cerveau, ce qui contrairement à ce qu’on pourrait croire, favorise le fonctionnement du mental. Ceci est d’ailleurs confirmé par les témoignages d’expérience de mort provisoire, les expérienceurs affirmant que la conscience est bien plus étendue une fois libérée du corps physique.

Le mental devient beaucoup plus questionneur, et ceci se fait au détriment de l’émotionnel. Si bien que le corps émotionnel s’effiloche peu à peu.

Reste alors à éliminer le corps mental, et cela pourra prendre aussi un certain temps car ce corps va se maintenir en vie par l’intérêt d’abord grandissant pour tout ce qu’il y aura à découvrir, à apprendre, à connaître.

L’élimination du corps mental va donc nécessiter un effort de volonté.

Troisième profil

Si nous avons déjà largement érodé notre corps émotionnel durant notre existence terrestre, nous constaterons dans l’au-delà qu’il ne reste que quelques traces d’émotionnel, qu’il nous sera aisé d’éliminer.

Le corps mental sera lui aussi, pour ce profil de personne, assez rapidement éliminé, par la force de l’âme et du groupe d’âmes dont elle est une partie.

Finalement, l’âme se retrouve sur son propre plan, au sein de son groupe d’âmes.

Il est important de se demander, durant notre vie terrestre, quels ont été les trois germes fondamentaux jusqu’à présent dans notre vie. Nous pouvons notamment nous prêter à cet exercice le soir, au moment de nous coucher.

Demandons-nous donc : quel a été le facteur conditionnant majeur de ma journée ? Quelle a été la cause productrice d’effets ? Est-ce que c’est quelque chose qui se répète dans ma vie ?

Nous pouvons même enseigner aux enfants à se poser cette question, à leur niveau.

En fait, tout ce processus d’élimination des corps, n’est-ce pas cela que nous avons à travailler de notre vivant ?

Eh oui, absolument !

Nous sommes invités à nous désidentifier de nos différents corps.

  1. J’ai un corps physique, mais je ne le suis pas.
  2. Je ne suis pas non plus mon corps émotionnel, j’ai un tel corps, mais ce n’est pas ma nature essentielle.
  3. Et je ne suis pas non plus mon corps mental, je dois m’en désidentifier en me détachant de mes idées.

Notre vie étant faite de cycles où à chaque fois nous devons éliminer nos corps physique, émotionnel, mental, cela finit par nous imprégner, et un jour arrive une vie terrestre où nous comprenons que nous devons de plus en plus nous atteler à cette tâche d’élimination de notre vivant.

La perfection se construit au fil des cycles, donc accompagnons la mort de cycle en cycle, pour servir la Vie.

 


Merci à Patrice & Frédérique Brasseur, cet article s’inspirant largement d’une conférence donnée par eux en novembre 2019 dans le cadre de la psychosophie.

Pour en savoir plus sur la psychosophie, sagesse de l’âme et rencontre de la psychologie, de la philosophie et de la spiritualité, je vous invite aussi :


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