Cycle d'étude

Le corps subtil | Les nouvelles cartes des cieux (13)

Corps subtil, corps astral, corps spirituel :

quel est notre corps dans l’au-delà ?

Corps subtil, corps astral, corps spirituel : quel est notre corps dans l'au-delà ?

 

Le corps n’est pas vraiment vous. Il n’est qu’un contenant qui existe pour que l’âme apprenne. (Thavis, TIH, 147.)

 

Dans cette partie n°13 de notre cycle, nous allons traiter spécifiquement de la question du corps subtil, ce corps qui est le nôtre dans l’après-vie. On rencontre aussi les appellations corps astral et corps spirituel ; il s’agit de réalités distinctes.

En effet, contrairement à ce que donne à croire le titre que j’ai choisi, évoquant le corps subtil, il est inexact de parler du corps subtil, car il en existe plus d’un. Toutefois, ces différents corps subtils étant intimement liés, on peut admettre cette imprécision de langage et continuer à parler du corps subtil, et parler également de corps spirituel, comme le font les divers auteurs cités dans cet article.

Nous verrons successivement les points suivants :

  1. Nous ne sommes pas notre corps physique et nous avons un corps subtil
  2. La nature de ce corps subtil
  3. Sa vitalité inépuisable
  4. Son âge apparent
  5. L’intégrité et la santé de ce corps subtil
  6. Est-ce un corps à organes ou sans organes ?

 

Les textes qui suivent sont pour la plupart de courtes citations, ainsi que quelques passages plus longs, regroupés autour de quelques grandes idées clés. Pour chaque extrait, les références entre parenthèses mentionnent l’auteur.e ou le narrateur, puis le sigle correspondant à l’ouvrage, puis la page. La liste des sources est consultable via le lien qui figure au bas du présent article.

Ces textes sont une traduction d’une partie d’un long recueil d’extraits de textes publiés en anglais sous le titre New Maps of Heaven, textes disponibles sous la licence CC-BY-NC-SA et édités par Steve Beckow.

Le premier chapitre de ce cycle de textes est disponible ici : Les Nouvelles cartes des cieux (1) , et le chapitre précédent celui-ci, c’est à dire le n°12, est ici : Les Nouvelles cartes des cieux (12), il s’agit d’une interview de Steve Beckow.

 

N.B. : tout au long de cet article, les expressions corps spirituel et corps de l’esprit ont le même sens. Leur emploi est à la discrétion de l’auteur cité.

 

1/ Nous ne sommes pas notre corps physique

L’individu moyen ne sait pas de quoi il est composé. Il sait qu’il a un corps physique, bien sûr. […] Le corps physique, il le connaît assez bien, mais qu’en est-il de l’âme et de l’esprit ? De ces deux-là, l’homme ne sait pas grand-chose. Ce qu’il ne réalise pas, c’est qu’il est un esprit, avant tout, pour finir, et toujours. Le corps physique n’est qu’un véhicule pour son corps spirituel lors de son voyage à travers sa vie terrestre.

(Robert Hugh Benson, HH, 13.)

 

 

2/ La nature du corps subtil

Le corps subtil : notre véritable corps

Le corps spirituel que nous possédons tous est le corps normal. Le corps terrestre, qui recouvre temporairement le corps spirituel lors de son passage sur terre, est une modification du corps spirituel, une adaptation aux lois et conditions terrestres et aux modes de vie.

(Robert Hugh Benson, HH, 114-5.)

Le corps spirituel est, en gros, la contrepartie de nos corps terrestres. Lorsque nous entrons dans le monde des esprits, nous sommes reconnaissables à nous-mêmes.

(Ibid., LIWU, 153.)

 

Un double de notre corps physique

Le corps astral dans lequel nous vivons immédiatement après notre mort est un double de notre corps physique, sauf qu’il est fait d’une substance fine et ténue.

(A.D. Mattson, WOB, 45.)

 

Un corps plus délicat et plus performant

Le mécanisme [physique] dont vous disposez est parfait et peut être utilisé aussi longtemps que la vie mortelle en a besoin. Mais au-delà de cet équipement, il y a celui, plus délicat, du pouvoir de l’esprit.

Nous sommes ici si conscients de la différence, si conscients de la super-excellence de notre pouvoir spirituel, que nous ne pouvons pas nous empêcher de l’exprimer aux mortels lorsque le discours se tourne vers les activités du corps humain, avec ses mécanismes pour son séjour limité sur terre.

La vie spirituelle avec son équipement spirituel est tellement meilleure et plus fine que la vie mortelle, que nous aimerions vous faire comprendre un peu les avantages et les joies de l’existence spirituelle. N’en doutez jamais.

(Mary Bosworth à Charlotte E. Dresser, LHH, 105-6.)

 

Une structure qui échappe encore aux instruments de mesure

[Le corps subtil] est … une structure si rare, si fine, qu’elle est invisible à l’œil du mortel et échappe aux meilleurs instruments des scientifiques.

(Frederic W.H. Myers, RTI)

 

Des facultés supplémentaires

Le corps-esprit a les mêmes facultés que le corps naturel, mais, en plus, il en a d’autres qui n’appartiennent pas à votre terre.

(Imperator, Stainton Moses, MSTTT)

 

Un corps solide, résistant et bien réel

Nos corps sont aussi solides pour nous que les vôtres le sont pour vous. Les nôtres sont cependant d’une nature plus raffinée et incorruptible. Nous ne pouvons souffrir d’aucune blessure physique et les maladies physiques sont inconnues. Mais nous pouvons souffrir mentalement, et nous le faisons, avec un degré d’intensité très rare sur terre, si nous transgressons les lois de notre Père céleste.

(Ethel McLean, LFM, 49.)

 

Nous avons un corps beaucoup plus résistant que celui que nous laissons derrière nous. Il est composé d’éléments distincts de ceux du corps physique et n’a besoin ni de nourriture ni de sommeil pour se reconstituer. En apparence, il est très semblable, mais il a l’air plus frais. Les lignes et les imperfections disparaissent, ou plutôt ne sont pas apparentes sur le nouveau corps. En fait, il n’est pas nouveau ; nous l’avons toujours eu.

(Gordon Burdick à Grace Rosher, TR, 41.)

 

Nous avons un corps, nous utilisons des mains, des bras et des pieds, nous pouvons parler, nous pouvons chanter si nous le souhaitons. Ce sont ces processus mécaniques qui vous intriguent. Nous ne pouvons pas faire totalement la lumière à ce propos, mais peut-être cela vous aidera-t-il de penser au matériau à partir duquel nos corps sont construits. Ce corps est invisible pour vous, mais il est avec vous maintenant, sinon comment pourriez-vous penser, comment pourriez-vous bouger, parler, chanter ; ou comment les émotions pourraient-elles agiter votre cœur et votre cerveau ? L’invisibilité n’est pas le néant ; la substance spirituelle n’est pas invisible pour nous.

(Mary Bosworth à Charlotte E. Dresser, LHH, 93.)

 

Avec ongles et cheveux…

Comment le [corps de] l’esprit apparaît-il anatomiquement, demanderez-vous ? Anatomiquement, exactement de la même façon que le vôtre. Nous avons des muscles, nous avons des os, nous avons des tendons, mais ils ne sont pas matériels, ils sont purement de l’esprit.

(Robert Hugh Benson, LIWU, 153.)

Cela vous semble-t-il étrange qu’un corps spirituel possède des ongles et des cheveux ? Comment voudriez-vous que nous soyons ? Pas différents de vous à cet égard, sûrement ? Ne serions-nous pas un spectacle révoltant sans nos traits et caractéristiques anatomiques habituels ? Cette affirmation semble élémentaire, mais il est parfois nécessaire et opportun d’exprimer l’élémentaire.

(Ibid., 154.)

 

… et remodelable par la pensée

Ici, j’ai un corps, certes, mais il est de composition plus fine que mon corps physique défunt. Ici, je ressemble à ce que j’étais sur terre, à peu de choses près, mais ici, je suis libre de remodeler ce corps par la pensée. (Frances Banks, TOL, 107.)

 

 

3/ Le corps subtil : une vitalité inépuisable

La puissance créatrice de Dieu – la force vitale – rayonne à travers notre corps spirituel et l’alimente.

(A.D. Mattson, WOB, 45.)

 

Une exquise vitalité

Il est impossible de transmettre, même dans une petite mesure, ce sentiment exquis de vitalité et de bien-être suprême [que nous ressentons ici].

(Robert Hugh Benson, LIWU, 23.)

Notre énergie est à un niveau constant en fonction de nos besoins individuels.

(Ibid., 149.)

 

Imaginez que vous ayez passé soixante ou soixante-dix ans dans un corps terrestre lourd, un corps qui insiste pour grossir, qui devient raide et rhumatismal, qui fait même parfois la grève au point de vous aliter pour des réparations plus ou moins maladroites. Puis imaginez que vous échangez soudainement ce corps lourd contre une forme légère et élastique. Pouvez-vous l’imaginer ? J’avoue que cela aurait été difficile pour moi, même il y a un an ou deux.

(Juge David P. Hatch, LLDM, Lettre XXVII.)

Il faut plus d’énergie sur terre pour mettre un pied lourd devant un autre pied lourd, et pour propulser un corps de cinquante ou cent kilos sur un kilomètre, qu’il n’en faut ici pour faire le tour du monde ! Cela vous donnera une idée de la quantité d’énergie excédentaire dont nous disposons pour nous amuser et pour construire nos rêves.

(Ibid., Lettre XXVI.)

 

Une dynamo ambulante

Le corps [physique]…, croyez-moi, est une pauvre affaire ! Si seulement vous saviez ce que l’on peut faire.[…]

Je suis plus vivant qu’avant, et mon environnement aussi.

(Philip Gilbert, PTW, 153.)

Nous sommes tous, semble-t-il, des dynamos ambulantes.

(Ibid, 94.)

Le corps que j’ai ici, une fois que l’on a appris à le contrôler, est un merveilleux véhicule presque illimité dans sa capacité à me transporter sur son propre plan, au moins, et également capable, en quelques instants, et avec l’aide des personnes avancées, de s’étendre à des plans plus élevés… ce qui est un avantage énorme par rapport au corps physique dense, si limité et facilement désarticulé.

(Ibid., 200.)


Pour une réflexion sur la notion de plans de l’au-delà, je vous invite à consulter mon article L’après-vie multidimensionnel


 

4/ L’âge apparent du corps subtil

Mon père[…] d’ailleurs, était considérablement plus actif et plus jeune qu’il ne l’était au moment de sa mort ; nous ressemblions davantage à des frères.

(W.T. Stead, BI, 47-8.)

 

Il semble étrange de l’appeler papa, il est plus jeune que moi maintenant, du moins il en a l’air.

(Lord Dowding, MM, 29.)

 

La fleur de l’âge

J’ai ouvert les yeux [après une longue convalescence] et je me suis vu au sommet de ma forme – jeune, viril et heureux d’être en vie. La plupart d’entre nous choisissent les grandes années de notre vie, entre trente et quarante-cinq ans, pour se montrer. (Donald Macleod, HT, 16.)

 

J’ai tellement rajeuni. J’ai le plaisir de me montrer et de me sentir comme si j’avais à nouveau vingt ans.

(Alice Ross, TS, 117.)

 

Choisir son âge

Nous pouvons projeter notre apparence telle qu’elle était lorsque nous étions au mieux de notre forme. Pour moi, c’est l’époque où j’étais dans ma troisième décennie, au début de la trentaine. J’avais une belle silhouette d’homme.

(Thavis, TIH, 137.)

 

[James] hésite ; la voix est la sienne, mais différente. De plus, elle est morte en tant que vieille femme aux cheveux gris et invalide. Et maintenant elle se tient devant lui, une femme charmante, ni jeune ni vieille, mais d’une grâce parfaite et d’une beauté d’une jeunesse éternelle. (SRE, 35.)

 

Ne regrettez pas le décès de Bob F. Il s’est échappé d’un corps vieux et usé et va maintenant redevenir le jeune et bel homme qu’il était dans la fleur de l’âge. Il veut que vous pensiez à lui de cette façon et que vous oubliiez l’homme vieux et fatigué qu’il  était devenu.

(Geraldine Cummins, TS, 33.)

 

Les personnes qui meurent lorsqu’elles sont âgées peuvent retourner à un âge ” privilégié ” de la vie grâce à un processus de revitalisation. De même, les personnes qui meurent à un jeune âge peuvent mûrir et progresser vers ce qu’elles considèrent comme un âge ” privilégié “. […]

Je veux que vous compreniez que je suis à nouveau un homme d’âge moyen. Je ne suis plus vieux.

(A.D. Mattson, WOB, 47.)

 

[Le corps de l’esprit] est au début quelque peu influencé par l’âge de la personne en apparence, mais il vieillit ou rajeunit jusqu’à ce qu’il atteigne sa période la plus attrayante, la maturité.

(Grace Rosher, TR, 41.)

 

Abandonner l’illusion de la décrépitude

Les différences d’âge s’estompent à mesure que notre conscience s’élargit ; je ne suis plus leur vieille grand-mère ridée. Mais elles me rendent encore le respect et l’hommage qu’elles ont rendus sur terre et je les aime beaucoup, comme mes enfants bien-aimés et les enfants de mes enfants.

Ce fut une grande joie pour moi de découvrir qu’il n’est pas nécessaire de conserver les caractéristiques physiques d’un corps âgé une fois qu’on s’est adapté aux conditions d’ici. Il faut du temps pour que l’illusion de l’âge et les ravages qui l’accompagnent soient dissipés de l’esprit. Je suis sûr que ce serait un trop grand choc si l’on trépassait à l’âge de quatre-vingts ans environ et que l’on se réveillait pour se retrouver dans la fleur de l’âge !

L’esprit s’adapte progressivement au fait que le temps est un facteur lié uniquement aux conditions terrestres.Le temps est donc une illusion et non une réalité. Une fois que l’on a compris cela, on n’est plus gêné par ses limites. Mais ce degré de conscience doit être atteint avant que les résultats ne se manifestent.

Ici tout comme sur terre, ce sont les choses que l’on veut croire qui sont acceptées en premier, il ne m’a donc pas fallu longtemps pour dissiper l’illusion de la vieillesse. C’est l’une des récompenses d’avoir vécu une vie longue et complète sur le plan terrestre.

(Ethel McLean, LFM, 83)

 

La fleur de l’âge, mais pas que

Il semble que j’approche de mon “véritable” âge. C’est un phénomène dont Mitchell [mon guide] m’a mis en garde. Il semble que chaque être humain ait un véritable méridien d’âge où son être se déploie à son apogée. Pour certains, c’est la jeunesse ; pour d’autres, un âge moyen plus mûr ; pour d’autres encore, un âge même avancé. Quelle que soit la manifestation de l’être la plus complète et la plus caractéristique, c’est à cet âge que l’homme ou la femme se repose. Ainsi, peu importe l’âge auquel un homme meurt, il revient progressivement à son âge idéal lorsqu’il vient ici. La plupart des personnes que je rencontre semblent être jeunes, mais il y a un mélange de personnes mûres et de personnes âgées.[…]

J’ai atteint l’équilibre à environ vingt-huit ans et j’y resterai très heureusement. Je suis jeune et j’ai la vigueur et l’enthousiasme propres à mon âge réel et je ne peux guère envisager d’être plus âgé.

(T.E. Lawrence, PMJ, 69.)

 

En règle générale, ceux qui disent qu’ils sont là depuis longtemps ne semblent pas vieux. J’ai demandé au Professeur pourquoi, et il m’a répondu qu’après un certain temps, une personne âgée oublie qu’elle est vieille, que la tendance est de devenir jeune en pensée et donc jeune en apparence, que le corps tend à prendre la forme que nous lui donnons dans notre esprit, que la loi du rythme fonctionne ici comme ailleurs.

(Juge David P. Hatch, LLDM, Lettre XV.)

 

Deviner l’âge des autres ?

J’ai appris depuis lors que tenter de deviner l’âge des gens d’ici est une tâche difficile et presque dangereuse ! Car vous devez savoir… que c’est la loi qui, à mesure que nous progressons spirituellement, nous permet de nous débarrasser du semblant d’âge tel qu’on le connaît sur terre. Nous perdons les rides que l’âge et les soucis du monde ont marquées sur nos visages, ainsi que d’autres indications du passage des années, et nous devenons plus jeunes en apparence, tandis que nous vieillissons en connaissances, en sagesse et en spiritualité.

(Robert Hugh Benson, LIWU, 25.)

 

 

5/ L’intégrité du corps subtil

Ta grand-mère… est aussi mince qu’une jeune fille et belle. Vous savez, ils n’utilisent aucune parure ici, à part eux-mêmes, et cela brille comme une grande et énorme lumière.

(A.D. Mattson, WOB, 35.)

L’intégrité recouvrée…

Les corps spirituels sont entiers et parfaits. Même une personne qui a perdu un membre par amputation alors qu’elle était dans son corps physique peut fonctionner comme une personne entière dans le monde spirituel. Les membres des corps spirituels ne sont pas perdus par l’amputation des membres physiques.

… si l’on veut bien y croire

Cependant, les personnes qui ont été physiquement malades pendant longtemps sur terre ou qui ont eu un membre amputé avant leur mort portent souvent cette maladie ou ce handicap dans leur esprit. Elles ont l’impression que leur corps astral est toujours handicapé et il leur est difficile de réaliser qu’elles sont des personnes à part entière.

Il existe des hôpitaux sur le plan astral pour le traitement des personnes qui ne sont pas capables de fonctionner efficacement lorsqu’elles trépassent pour la première fois. Les guérisseurs et les médecins sur le plan astral concentrent leur traitement sur le fait que ces personnes réalisent que leur maladie est uniquement dans leur esprit et que l’esprit influence le corps astral, produisant une maladie simulée.

(Ibid., WOB, 47.)

 

Un soir, mon grand-père est venu, et Mary a dit :

« Il est très brillant et heureux, et si vous pouviez voir sa forme parfaite et son apparence jeune, vous ne l’appelleriez pas grand-père ».

J’ai parlé des épaules tombantes [de mon grand-père] quand il était sur terre, et Mary a répondu ceci :

« Aucune imperfection physique n’apparaît dans sa forme spirituelle. Il n’est pas surpris que vous vous souveniez de sa silhouette courbée, mais il pense qu’il pourra vous surprendre quand vous viendrez ».

(Mary Bosworth à Charlotte Dresser, SWSL, 50.)

« L’esprit est supérieur à toutes les conditions. Je pourrais rencontrer des éclairs sans sensation, ou monter sur les ailes d’une tornade, ou tomber dans la plus grande chaleur, ou me déplacer parmi les neiges polaires, et toutes les sensations seraient agréables. L’esprit est le pouvoir de contrôle. Je ne sais pas vraiment comment l’exprimer, mais l’esprit est au-dessus et au-delà de tout conflit des éléments, ou de toute condition matérielle. Dans notre mouvement à travers l’éther, nous n’avons aucun sens de l’obstruction, et nous traversons facilement la matière que vous considérez comme solide. Nous sommes infiniment plus fins que toute matière connue sur terre ».

(Ibid., 50-51.)

 

Beaucoup de [personnes que j’ai vues] avaient des corps tordus et paralysés. J’ai vu les assistants les allonger en position horizontale sur un rayon, utiliser ce dernier comme s’il s’agissait d’une table, redresser simplement leurs membres, puis focaliser un autre rayon sur eux et ensuite, toujours en état de sommeil, les faire flotter hors de notre vue. J’étais haletant de questions et mon ami médecin n’avait pas besoin d’un autre mot vocal, mais il a commencé immédiatement à expliquer.

Il s’agissait principalement des corps éthériques de personnes qui avaient souffert de la polio ou qui étaient infirmes ou paralysées d’une manière ou d’une autre. Ils devaient tous être traités avant de se réveiller et tout était très simple. Il a expliqué qu’il n’y avait aucune maladie du corps éthérique. Ils sont seulement devenus froissés comme une robe qui est toujours portée de travers. Il faut les redresser et les renforcer, c’est tout.

J’ai demandé ce qui se passerait si nous faisions cela sur terre ? Il m’a répondu : « Tout dépend du patient. Ici, personne ne vous contrecarre dans votre esprit, alors que sur le plan physique, ils sont toujours à la recherche d’une explication physique, mais si l’esprit humain pouvait accepter une simple guérison, il serait guéri ».

(Médecin de campagne resté anonyme AL, 25.)

 

Pendant une courte période de temps, vous aurez la même apparence ; cependant, cela change au cours des trois premiers jours environ, comme vous le savez. Ensuite, vous prenez forme dans un corps totalement sain. Supposons qu’une personne ait été amputée ou paralysée dans sa vie, après environ trente-six heures, elle constatera qu’elle n’est plus privée des membres perdus. Elle doit s’adapter mentalement pour retrouver un corps entier. Chez certaines personnes, cela prend plus de temps car elles ne sont pas prêtes à l’accepter. Beaucoup de personnes se considèrent encore comme infirmes ou amputées pendant un certain temps.

(Betty Bethards, TIND, 26.)

 

Un autre changement étonnant m’a réconcilié avec toute idée de perte du prestige de l’âge mûr. Un homme petit souffre de son manque de centimètres et en subit l’influence de nombreuses façons indésirables. Il est poussé à essayer de compenser ce manque et le fait souvent sans pitié, à ses propres dépens et à ceux des autres. Aussi grand soit-il, il ne se sentira guère assez en sécurité pour renoncer aux défenses qu’il construit autour de sa punition. Dans mon propre cas, ma croissance a été retardée par un accident de jeunesse et ma petite taille n’était donc qu’accessoire par rapport à ma forme. À ma grande joie, ce handicap a été supprimé et j’ai maintenant atteint une taille normale.

(T.E. Lawrence, PMJ, 69.)

 

Nous préservons tous nos caractéristiques naturelles – elles ne nous quittent jamais. Mais nous constatons que de nombreuses caractéristiques physiques mineures dont nous pouvons nous passer avec profit [ont disparu] ; nous nous débarrassons avec nos corps terrestres de certaines irrégularités du corps avec lequel, peut-être, nous sommes nés ou qui sont apparues au cours des années. Je me demande combien d’entre nous, lorsque nous sommes incarnés, ne pourraient pas penser à une petite amélioration que nous aimerions apporter à notre corps physique, si tout cela était possible.

(Robert Hugh Benson, LIWU, 153.)

 

Un corps incorruptible

La douleur réelle n’est ressentie dans aucune des parties de cette nouvelle image de l’homme. Pour l’instant, l’esprit a des pouvoirs considérablement accrus, et bien qu’il puisse ressentir la douleur au sens spirituel ou intellectuel, il contrôle sa forme extérieure… cette forme ne peut pas lui faire de mal au sens terrestre ou physique, elle ne peut en aucun cas être le maître.

(Frederic W.H. Myers, RTI)

 

Les organes avec lesquels il se trouve aujourd’hui sont à jamais au-delà de toute atteinte. Aucun germe ne peut attaquer le corps ; aucune force destructrice ne peut exercer la moindre influence sur lui. Il est incorruptible. Ses différents organes, tels que le cœur et les poumons, agissent parfaitement. Par exemple, les battements du cœur restent constants et normaux dans toutes les conditions. Nous ne pouvons pas littéralement devenir essoufflés… Notre respiration, comme l’action du cœur, reste toujours à son rythme normal. Et il en est de même pour le reste de notre corps.

(Robert Hugh Benson, HH, 115-6.)

Nous jouissons constamment d’un état de santé parfait, il n’y a pas d’opinions divergentes parmi nous tous ici dans ces royaumes. La moindre trace de douleur est non seulement inouïe, mais, de notre point de vue, fantastiquement impossible.

(Ibid., 112.)

Nous ne souffrons d’aucune maladie – ce serait impossible dans le monde des esprits. C’est pourquoi notre corps n’a pas besoin de soins constants pour rester en bonne santé. Ici, notre santé est toujours parfaite car nous avons un tel taux vibratoire que la maladie et les germes qui la provoquent, ne peuvent pas exister ici, mais la malnutrition spirituelle – c’est-à-dire de l’âme – existe très certainement. Une visite aux royaumes sombres et à leur voisinage le révélera bientôt ! (Robert Hugh Benson, LIWU, 153-4.)

 

 

6/ Le corps subtil : un corps à organes ou un corps vide ?

 

Il semble qu’il y ait un consensus sur le point suivant :

L’aspect extérieur est le même : membres, cheveux, ongles…

Nous avons l’ensemble de nos membres, notre vue et notre ouïe ; en fait, tous nos sens fonctionnent pleinement.

(Robert Hugh Benson, LIWU, 153.)

 

Concernant les organes, certains sont absents :

Le corps de l’esprit, qui vient en premier dans l’ordre de la “création”, est la norme de la forme et de la figure humaines. Le corps terrestre lui ressemble, mais il est doté d’autres organes qui lui permettent d’effectuer certains processus essentiels à sa survie sur terre. Les deux principaux de ces processus sont les moyens d’assimilation de la nourriture et les moyens de perpétuer la vie humaine sur terre. La nourriture nous n’en avons pas besoin dans le monde des esprits, et la population des terres des esprits provient, à l’exception des êtres des royaumes supérieurs et les plus élevés…, entièrement de la terre.[…]

En me débarrassant de mon corps terrestre lors de ma dissolution physique, j’ai constaté que mon corps spirituel était dépourvu de certains organes, dont la possession serait entièrement redondante. De tels organes n’ont pas de contrepartie dans le corps de l’esprit.

On peut naturellement se demander comment nous pouvons vivre avec certains de nos organes manquants. La réponse est qu’ils ne manquent pas ; ils n’ont jamais été là ! Le corps spirituel fonctionne parfaitement parce qu’il est parfaitement construit, complet dans toutes ses parties, et ne possède que les organes dont il a besoin – en nombre légèrement inférieur à celui dont a besoin le corps terrestre.

(Robert Hugh Benson, HH, 117-118.)

Les organes que nous possédons ont donc un but bien précis pour leur existence. Nous ne transportons pas avec nous des organes qui sont redondants. Leur but est d’agir comme un canal pour la force vitale, la puissance éthérique, si vous voulez l’appeler ainsi, qui émane d’une multiplicité de sources. Il n’est pas à craindre que certains organes, ou tous les organes, s’atrophient parce qu’ils ne semblent pas être utilisés de la même manière que leurs homologues dans le corps terrestre. Les organes d’assimilation du corps terrestre seront sérieusement affectés si une quantité suffisante de nourriture n’est pas passée par eux. Une telle situation ne pourrait pas se produire dans notre corps spirituel, car la force vitale qui s’y trouve les soutient amplement et les maintient en bon état de fonctionnement, ce qui leur permet de remplir leurs fonctions.

(Ibid., 114.)

Le corps que je possède n’est pas un tambour creux, un simple récipient vide dont la propriété me permet, d’une manière mystérieuse, de poursuivre ma vie. Un bon sang riche coule dans mes veines. Il n’y a aucun doute là-dessus, car je peux observer la teinte rose chair qu’il donne à ma peau, comme il le fait pour nous tous. Nous avons le teint des individus en bonne santé, bien que le premier puisse varier en profondeur en raison des diverses caractéristiques raciales que vous pouvez facilement évoquer. Quelle que soit la nuance précise de notre teint ou de notre peau en général, nous n’avons pas la pâleur qui est généralement associée à un mauvais état de santé ou à une forme particulière d’occupation terrestre.

(Ibid., 115-116.)

 

L’opinion de Philip Gilbert est différente :

Le corps que j’utilise maintenant ressemble beaucoup à mon ancien corps, mais il n’y a pas d’organes, comme vous le savez.

(Philip Gilbert, PTW, 104.)

 

Selon le Dr Sykes, les organes sont considérablement différents :

J’étais médecin sur terre… Je n’avais pas besoin de la religion ou de la guérison par la foi, ni d’aucune de ces émotions sentimentales. […] Je me suis réveillé dans un hôpital. […]Un médecin s’est approché de moi et m’a demandé comment je me sentais, ajoutant :  « Nous serons heureux de vous enseigner tout ce que nous savons ». Il s’est assis à côté de moi et de nulle part est apparu un diagramme montrant les organes et les artères de mon nouveau corps. « C’est ce sur quoi vous devez travailler maintenant », m’a-t-il expliqué. Je me suis dit que je devais devenir fou. C’était le schéma d’un corps, de forme similaire à celui que je connaissais, mais avec des conduits d’alimentation, des organes digestifs, etc. d’un type beaucoup plus simple.

J’ai remarqué que tous les points de pression du corps étaient marqués par « prise de lumière », « prise de couleur »,  « prise de chaleur », etc. Les organes digestifs semblaient être sur un système rotatif. Cela ressemblait à un grand volant qui attirait de tous côtés les rayons blancs et colorés, les transformant en énergie et en vie comme celle que je vis actuellement. Au bout de quelques instants, il a senti que je ne pouvais plus en assimiler davantage. Le diagramme a disparu et j’ai dormi — en pensant, pensant, pensant.

(Dr. Sykes, AL, 23.)

 

Les organes finissent par disparaître…

La conservation des organes par les esprits dépend de leur état de conscience. S’ils sont complètement ignorants d’une vie après la vôtre et qu’ils ne pensent pas qu’il existe un autre monde, alors ils ont une réplique complète de tout ce qu’ils avaient dans le monde physique, et ils continuent chaque fonction corporelle dans tous ses détails – chaque fonction. […]

Le corps astral passe par un processus de raréfaction. Lorsque vous comprenez que certains organes ne sont pas nécessaires, vous constatez qu’ils s’atrophient progressivement et finissent par disparaître.

(Silver Birch, SBA, 59.)

 

Le corps subtil a-t-il besoin de manger, de boire et de respirer ?

Mon nouveau corps n’a pas besoin de nourriture au sens où vous l’entendez ; il est nourri, me dit-on, par des courants magnétiques émanant de la Source de pouvoir.

(Philip Gilbert, PTW, 107.)

 

Quand vous arrivez ici… les habitudes de manger, de boire et de dormir sont trop bien établies pour être éliminées d’un seul coup. Donc, si vous pensez que vous avez besoin de dormir… vous dormez aussi longtemps que vous le souhaitez. Si vous pensez que vous avez besoin de manger, alors vous mangez à votre faim. Il n’y a pas d’organes d’excrétion dans notre corps. Quand je bois de l’eau, elle se diffuse dans tout mon système et c’est tout !

En d’autres termes, elle est convertie en énergie. Si je vois un beau pommier avec des pommes rouge vif, je peux en ramasser une… Cela a pour effet de recharger nos batteries.

(Mike Swain, Paul Beard, LO, 94.)

 

Le monde des esprits a de l’air tout comme vous sur terre et nous avons des poumons dans notre corps avec lesquels nous pouvons le respirer. Et il “oxygène” le sang dans ce qui serait l’équivalent du monde des esprits de ce processus. Sur terre, l’air que vous respirez contribue à purifier le sang. Dans le monde des esprits, nous avons du bon sang riche qui coule dans nos veines et nous respirons le bel air propre, frais et parfumé, mais tandis que votre sang subit le processus d’oxygénation, notre sang est revigoré par la force et l’énergie spirituelles qui sont l’un des principaux constituants de l’air que nous respirons ici.

Pourrait-on exister sans ? Pas vraiment. Il nous donne une mesure de la force vitale, tout comme il vous donne une mesure de la force vitale sur terre. Mais vous ne pourriez pas exister avec l’air seul. Vous devez avoir de la nourriture et de la boisson. Nous n’avons pas besoin de ces deux dernières marchandises, comme vous le savez, mais nous tirons une autre partie de notre subsistance de la lumière de ces royaumes, de l’abondance des couleurs, de l’eau, des fruits quand nous voulons en manger, des fleurs, et de tout ce qui est beau en soi. Comme ces royaumes regorgent de beauté, vous comprendrez pourquoi nous jouissons d’une santé aussi parfaite.

 

Les sources de la Vie

Mais nous tirons également notre force de la grande force spirituelle qui est constamment déversée sur nous tous par le Père des cieux lui-même. Il s’agit en quelque sorte d’un courant magnétique éternel qui nous charge à jamais de force et de puissance et nous donne la vie.

C’est ainsi que nous tirons notre force vitale d’une vingtaine de sources différentes ; des sources que nous n’avons pas à chercher comme vous le faites avec votre nourriture et votre boisson, mais qui nous enveloppent littéralement où que nous allions, quoi que nous fassions…

(Robert Hugh Benson, HH, 111-2.)

 

 


 

Tous les textes cités proviennent de sources dont la liste est disponible sur la page Liste des sources du cycle Nouvelles cartes des cieux

Crédit photo : Magali Cazottes

 


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