Cycle d'étude,  Retours à la Terre

Retours à la Terre (7/9) – neuf histoires d’incarnation

Bon retour sur ce blog… et bon retour à la Terre !

Avec cet article, nous voici en effet au septième épisode — sur neuf — de notre cycle de récits d’incarnation d’âme, extraits de l’ouvrage suivant de Marie Bolduc, aux Editions du Dauphin Blanc :

Retours à la Terre - 9 histoires d'incarnation

Comme vous les savez si vous me suivez régulièrement, je vous avais annoncé lors du premier épisode que notre cycle s’étend sur neuf mois, au rythme d’un récit par mois, et vous avez peut-être remarqué que mon rythme de publication a connu des soubresauts…

Mais nous voici donc arrivés à l’épisode 7, correspondant au septième mois de grossesse.

— Retours à la Terre —

7e mois de grossesse : une adoption de guérison

À l’instar de tous les épisodes précédents, (épisode 1 , épisode 2, épisode 3, épisode 4, épisode 5, épisode 6) je vous propose celui-ci sous forme d’un podcast…

et… nouveauté pour cet épisodeje vous le propose aussi avec une vidéo YouTube !

 

Si vous souhaitez néanmoins pouvoir avoir accès au texte du récit que vous allez entendre, vous le trouverez un peu plus bas dans cet article.

Voici le podcast de ce septième récit :

Cliquez sur Play (le petit triangle blanc) pour écouter ce podcast [après vous être assuré que vous avez bien mis le son sur votre appareil] ou cliquez sur “Télécharger” afin de pouvoir l’écouter plus tard, par exemple sur votre smartphone.


Et voici la vidéo correspondante :


Voici le texte du récit : La douleur de la culpabilité

J’eus l’impression d’émerger d’un rêve. Pourtant, j’étais bien consciente de ma sortie hors de mon corps.

Je notai que le processus de projection astrale devenait de plus en plus facile et rapide. Sûrement, les nombreuses sorties des derniers mois avaient été de bons entraînements.

— Te sens-tu prête à poursuivre notre travail, tante Marie ?

— Oui, Marie-Josée, je suis prête et désireuse de poursuivre.

— Bien, dit-elle. Nous allons parler d’une âme dont le fœtus est au septième mois de gestation.​ Tu ne pourras pas rencontrer cette âme très longtemps. Plus la gestation se complète, plus l’âme intègre le corps. Toutefois, je suis en mesure de te parler d’elle et de son plan d’incarnation.

D’un geste de la tête, je signifiai à Marie-Josée mon accord et l’incitai à poursuivre.

— Cette âme que nous connaissons sous le nom d’Isabelle, revient sous l’énergie de la culpabilité. Au cours de sa dernière vie, elle eut un accident lors duquel une de ses amies perdit une jambe. Elle se sentit responsable et en développa une profonde culpabilité dont elle n’a jamais pu se libérer. Il faut dire que les parents de la jeune fille mutilée, et l’entourage en général, blâmaient sévèrement Isabelle. La colère grondait. Ces démonstrations d’hostilité ont laissé des marques sur l’âme d’Isabelle.

— Revient-elle avec un handicap à son tour ?

— Exactement, tante Marie. Le fœtus qui se développe actuellement n’a qu’un seul pied. À son tour, Isabelle ne pourra compter que sur une seule jambe pour marcher.

— Est-ce une relation de cause à effet ? demandai-je.

— Non, du moins pas dans le sens karmique que tu lui donnes. Évidemment, toute chose découle d’une cause. Mais la cause ici n’est pas la responsabilité d’Isabelle, mais bien sa culpabilité.

— Tu veux dire qu’elle n’avait pas nécessairement à revenir avec un tel handicap ?

— En effet, ce n’était pas inévitable, comme le résultat d’une équation.

— Alors peut-on dire qu’elle s’est créé cette condition ?

— Si l’on veut, mais elle ne l’a pas créée consciemment. C’est une sorte d’autopunition inconsciente pour se réhabiliter aux yeux des autres et à ses propres yeux. Pour Isabelle, il allait de soi qu’elle reviendrait avec un handicap à une jambe.

— Mais pourquoi ?

— Simplement parce qu’elle ne s’était pas pardonnée. Elle avait accepté la responsabilité de l’accident, même si elle n’en était nullement responsable. La culpabilité qui en découla posait, déjà bien avant sa mort, les balises de sa prochaine incarnation.

— C’est affreux, dis-je, peinée pour cette âme.

— C’est désolant, mais considère que ce sera la seule façon pour elle de se défaire de cette culpabilité qui lui a littéralement rongé un pied. C’est ce qu’elle croit fortement, c’est ce qu’elle vivra.

— Mais dans ce monde-ci, ne lui a-t-on pas expliqué qu’elle n’était pas responsable de l’accident de son amie ?

— Lorsqu’une âme croit fermement à une situation ou à un état quelconque, même les plus beaux et réconfortants discours n’y changent rien. Rappelle-toi le capitaine de bateau que nous avons rencontré auparavant et qui se sentait responsable du naufrage de son navire et de la mort de son équipage.

Cette rencontre, la quatrième en fait, me revient en mémoire.

— Tout de même, argumentai-je, cet homme avait choisi une punition moindre, il me semble. Il s’engagea à aider ses hommes à gagner leur vie par le travail, mais il ne se mutilait pas !

— Ce choix revient à l’âme. Le capitaine voulait se racheter par une bonne action, Isabelle le fera par la souffrance. Cela dépend de la perception de la prétendue faute, du degré de culpabilité et de l’évolution de l’âme. Remarque que même dans le cas d’Isabelle, elle a atténué sans le savoir l’effet sur la prochaine vie.

— Comment cela ?

— Ce n’est pas une jambe qui lui manquera, comme pour son amie de la vie précédente, mais un pied uniquement. Tu sens déjà que l’âme débute un certain pardon.

L’observation de Marie-Josée était très pertinente et me laissa en réflexion pour quelques instants. Puis, je pensai à ses parents. Comment réagissaient-ils ? Quel rôle jouaient-ils dans tout cela ?

— Pour l’instant, ils vivent beaucoup de peine et de tristesse, me répondit Marie-Josée. La médecine actuelle sur la Terre permet de connaître l’état du bébé avant sa naissance. Ils sont au courant du handicap de leur enfant et ils le savaient d’ailleurs avant leur propre naissance. Ils avaient accepté cette situation comme une mission de service pour Isabelle.

— Le vivent-ils comme un échec ?

— Non, mais ils auront à lutter contre un sentiment de culpabilité. Longtemps, ils se demanderont s’ils sont responsables de ce handicap. Curieusement, ce sera Isabelle qui les déculpabilisera par son attitude.

— Ces parents ont été choisis en fonction de ce handicap…

— En majeure partie, oui. Isabelle voulait des parents qui l’aimeraient sans condition et qui l’aideraient à surmonter son handicap. Cette femme et cet homme ont beaucoup d’amour à donner. Ils ont de grandes qualités. Isabelle en profitera. Leur déception disparaîtra rapidement. Ils en viendront même à oublier ce handicap. Ce sont de vieilles âmes, très évoluées.

— Isabelle sera-t-elle confrontée au même genre d’accident qui a blessé son amie ?

— Disons qu’elle sera mise dans une situation similaire. L’accident était survenu par une explosion, suite à la manipulation d’objets explosifs. Elle aura à manipuler ces objets. Mais ceci ne veut pas dire qu’elle vivra une autre explosion du genre. Le retour à des situations similaires fait partie pour elle de la guérison de son âme. Cela l’aidera à déculpabiliser.

— Je réalise à quel point le pardon est important pour l’âme…, dis-je, songeuse.

— Le pardon à soi-même, surtout, tante Marie, rectifia Marie-Josée. Pardonner aux autres, soit ! Cela fut enseigné et n’est certes pas sans utilité. Mais le pardon à soi-même, c’est ce qui brise la masse durcie de la culpabilité.

— Isabelle n’y était pas parvenue ?

— Non, elle a cru devoir se racheter par la souffrance.

— Aurait-elle pu vraiment s’éviter tout cela en se pardonnant seulement ?

— Si le pardon avait été total, oui.

Je songeais à l’importance du pardon lorsque je sentis une présence parmi nous.

Pourtant je ne voyais que Marie-Josée. D’un geste lent de la tête, elle me fit comprendre que l’âme d’Isabelle nous avait rejointes. Comme Marie-Josée me l’avait enseigné auparavant, je fermai les yeux, restai calme et tentai de percevoir Isabelle. Curieusement, aucune question ne me venait, mais un espace en moi se créait, prêt à recevoir les impressions d’Isabelle.

— Bienvenue à toi, Marie Bolduc, dans cet endroit auquel je n’appartiens plus vraiment. Bien que je ne sois qu’au septième mois de grossesse, je naîtrai bientôt. Je serai prématurée, comme le disent les gens de la Terre. Je devrai donc commencer ma vie terrestre dans une bulle de verre au lieu des bras maternels. Je l’accepte.

” Je terminerai ma croissance hors du corps maternel. Je le fais pour ma mère. La grossesse lui cause bien des problèmes, qui pourraient même lui coûter la vie. Alors, sans qu’elle s’en souvienne, nous en avons parlé ensemble, elle et moi, durant son sommeil.

” Je fus d’accord pour naître plus tôt afin de la libérer. Sans doute aimerais-tu savoir ce que je vis en rapport avec le fœtus… Je suis bien consciente que ce corps m’appartient, qu’il reflète ce que je suis. Je l’accepte comme il est. Je l’apprivoise de plus en plus. Pour cela, il me faut être en union avec lui le plus souvent possible. Je ne le quitte presque plus, maintenant.

” Si j’en ressors parfois, c’est pour me blottir dans les énergies de mes parents. J’en apprends ainsi beaucoup sur eux. Ce sont des êtres qui m’aiment, qui m’attendent, qui m’ont fait une large place dans leur vie.

” Récemment, d’autres âmes m’ont visitée.

” Elles viendront aussi sur la Terre par mes parents. Mon ange gardien semble aussi constamment à mes côtés. Je ressens sa présence. Il m’enseigne encore, mais surtout il m’encourage et me réconforte. Car je crains la naissance.

” Si la conception fut une véritable extase à vivre, la naissance m’apparaît une épreuve. Mon ange gardien me dit parfois que ce que je crains avant tout, ce sont les réactions des gens face à mon handicap. Peut-être a-t-il raison…

” Mais de toute façon, le processus est maintenant irréversible pour moi. Tout est en place pour le prochain acte. ”

La voix se tut. Je demeurai réceptive un instant encore, mais je n’arrivais plus à ressentir la présence d’Isabelle. Intérieurement, sans même savoir si elle m’entendait, je remerciai Isabelle et lui témoignai mon amour. Puis j’ouvris les yeux et retrouvai Marie-Josée.

— Sais-tu à quel endroit elle naîtra ?

— À Amsterdam.

— Y a-t-il une raison particulière ?

— La seule raison : c’est le lieu où vivent ses parents. Elle aurait pu naître n’importe où avec ses deux parents. De toute façon, elle voyagera beaucoup et connaîtra de multiples cultures.

Marie-Josée fit une légère pause et je perçus que notre conversation se terminait, sans qu’elle n’eût à me l’annoncer. Je la saluai et la remerciai. Je lui dis aussi que j’attendais la prochaine rencontre.

J’eus à peine le temps d’entendre son ” Au revoir ” que tout s’estompa autour de moi et je sombrai dans le sommeil. Ce n’est qu’au matin suivant que j’ai pu repasser intérieurement, et dans les moindres détails, cette rencontre si touchante.

 


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